Roland Garros : Allez hop, on remonte le temps…

Alors que les Bleus sont sur tous les fronts afin de se préparer au mieux pour le Tournoi de Roland Garros dont les premiers tours débuteront le 26 mai prochain, vous savez sûrement, les kids, que cette prestigieuse compétition de Tennis a une magnifique histoire derrière elle, puisque le tournoi tel qu’on le connaît a vu le jour en 1925 ! Allez hop, près d’un siècle plus tard, il est temps de vous donner un petit aperçu de ce qui a changé depuis les premières éditions…

Mais avant cela…Pourquoi « Roland Garros » ?

Et bien oui, le Tournoi de « Roland Garros« , tu connais…mais pourquoi ce nom ? Très simple: c’est le Stade français ( connu maintenant pour son équipe de rugby) qui céda le lieu actuel, situé Porte d’Auteuil, à la Fédération Française de Tennis en 1928 pour y construire un stade, mais à une condition… que le stade porte le nom d’un de ses membres. Et c’est Roland Garros qui fut choisi, qui n’était pas un joueur de tennis mais un aviateur de renom ( notamment le premier à avoir réussi la traversée de la Méditerranée, le 23 septembre 1913). 

 

Le deuxième plus grand court de Roland Garros porte le nom de Suzanne Lenglen

Adieu le blanc, bonjour la couleur ! 
C’est la française Suzanne Lenglen, gagnante de Roland Garros en 1925 et 1926, qui a révolutionné les codes vestimentaires. A cette époque, la mode est alors à la longue robe blanche pour les femmes. Suzanne démocratise les robes légères, plus courtes, qui dévoilent ses chevilles et ses bras : une vraie révolution… En 1925, le vainqueur du tournoi René Lacoste, porte-lui aussi des habits de ville : pantalon, ceinture en cuir et chemise blanche. Toujours très élégant sur le court, l’homme se reconvertira même dans la mode pour créer la marque représentée par un crocodile que vous connaissez sûrement ! Cependant, contrairement à d’autres tournois, Roland Garros n’impose pas de « dress code » aux joueurs. Les vêtements ne vont donc pas cesser d’évoluer et de gagner en couleur. L’arrivée de nouveaux tissus tels que le polyester à la fin des années 1990, permet aux sportifs de mieux gérer leur transpiration et rend leur tenue plus confortable. Aujourd’hui, les tenues fluos de Rafael Nadal sont désormais bien loin de ce que le tournoi a connu à ses débuts… Et on ne vous parle même pas de la tenue portée par Serena Williams en 2018, pour son retour sur les courts… une impressionnante combinaison noire à centre rouge ! Interrogée sur ce « costume de super héroïne », la championne a déclaré : « J’ai beaucoup porté de pantalon en jouant, parce que cela favorise une meilleure circulation sanguine. C’est une combinaison marrante qui me permet de jouer sans aucun problème. »  

PLISKOVA/WILLIAMS

De la raquette en bois… à la raquette intelligente
Au XIVème siècle, l’ancêtre du tennis, le jeu de paume, se jouait à l’aide d’une raquette en bois. En 1963, René Lacoste (encore lui !) s’illustre encore dans ce sport en fabriquant la première raquette en métal. Les évolutions ne s’arrêtent pas là, et au fil des années, les raquettes deviennent plus grandes, plus légères et plus rigides. Leur surface augmente également de 30 à 50%. Plus faciles à prendre en main, elles deviennent alors plus performantes ! En 2014, la marque Babolat équipe le champion espagnol Rafael Nadal de la première raquette connectée, qui sera capable de lui délivrer, après ses matchs, une série de données sur ses coups telles que la puissance du service, la position de la balle sur le tamis de la raquette etc… un vrai petit bijou technologique, les kids !

COUPE DAVIS : FRANCE - ETATS UNIS

Le boom des performances 
En plusieurs décennies, le style de jeu a également bien évolué.  Pour comparer, nous avons regardé deux matchs. En 1978, lors de la finale entre le suédois Borg et l’argentin Vilas, un échange va durer plus de deux minutes, et la balle va passer 86 fois au-dessus du filet… oui, 86 fois ! Un point à découvrir en vidéo mais en accéléré ci-dessous. Trente-six plus tard, en 2017, un autre duel de légendes va faire s’affronter Nadal et Wawrinka. Le style n’est plus du tout le même. Les coups sont violents, la vitesse des déplacements est incroyable et il y a beaucoup moins d’échanges !

Des records de fréquentation
En 1927, lors de la finale entre Lacoste et l’américain Bill Tilden, les tribunes sont pleines à craquer : 5 000 spectateurs, sans compter les personnes debout ! Aujourd’hui, les infrastructures se sont beaucoup développées et Roland Garros attire chaque année de plus en plus de visiteurs.  471 000 ont ainsi fréquenté les allées du célèbre stade en 2017 ! Quant aux audiences télé, elles sont également un énorme succès puisque 31 millions de français ont vu au moins une minute de tournoi en 2017.

NADAL/THIEM

 

Une exception à l’innovation : la règle 
Depuis la création du tournoi, les règles du tennis n’ont quasiment pas changé. À ce jour, Roland Garros est même le dernier tournoi du Grand Chelem (qui regroupe quatre tournois majeurs du circuit international) à ne pas utiliser le « Hawk-Eye ». Ce système d’arbitrage vidéo permet de voir si la balle est sortie du terrain ou non. Les arbitres du tournoi de Roland-Garros ne s’en servent pas car la balle laisse déjà une trace sur la terre battue. Néanmoins,… cela n’empêche pas les protestations, d’autant que sur cette surface, il est fréquent que plusieurs traces soient proches. bref, à Roland, comme dans le foot, les « anti vidéo » font de la résistance !

NADAL/MARTERER

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