VTT Slopestyle : des riders de haute voltige

Il était question « d’acrobatie » hier sur votre site préféré… Cela va être également le cas aujourd’hui. Et quelles acrobaties ! Car le Slopestyle est certainement une des disciplines de VTT les plus extrêmes et les plus spectaculaires.  Mélange de freestyle motocross et de « BMX », elle se dispute principalement sur un parcours en terre (et en pierres). Les parcours intègrent généralement des structures en bois (passerelles, wall ride, step up step down…) tandis qu’une « rampe » métallique de plus de 10 mètres de haut permet aux riders de s’élancer sur une première double bosse de 8 à 10 mètres de long. L’objectif pour eux est « simple » : boucler le parcours en enchaînant un maximum de figures, les plus incroyables possibles. Parmi elles : le « Cork 720 » qui équivaut à faire un double 360 désaxé, la « Décade », une rotation à 360° autour du guidon, le « Triple truck », une figure qui consiste à faire trois « Barspins », c’est à dire à tourner trois fois le guidon, en faisant un 360 ou encore les « Oppo Tricks » dont le but est de réaliser les figures dans le sens contraire de celui utilisé habituellement. Les participants sont notés par des professionnels de la discipline sur leur style, leur engagement, la difficulté des figures proposées mais aussi la fluidité de leur réalisation. 

 

 

Spectacle et sensations fortes garantis avec le Slopestyle, pour les riders comme pour les spectateurs.

 

 

Red Bull Rampage : l’Everest du Slopestyle 
Parmi les nombreuses compétitions de Slopestyle organisées à travers le monde, le « Red Bull Rampage » est certainement la plus célèbre et la plus « vertigineuse ». Les meilleurs freeriders de la planète s’y retrouvent et la 12ème édition vient d’ailleurs de se dérouler fin octobre, à Virgin, dans l’Utah aux États-Unis, au coeur du parc national de Zion. Un paysage à couper le souffle à la hauteur de ce rendez-vous d’exception. Cette année, 21 riders de 7 pays différents étaient présents. Et c’est le canadien Kurt Sorge qui s’est s’imposé pour la troisième fois avec un premier run noté à 92,66 points. Il a devancé les deux américains Cameron Zink (90,33 points) et Ethan Nell (90 points). Le Français Antoine Bizet a, quant à lui, pris la douzième place.

 

 

Plus que de simples riders de véritables voltigeurs.

 

 

Des lignes tracées à même la montagne
Au « Red Bull Rampage », il faut arriver en bas en « un seul morceau », rentrer des tricks de folie et « rider » une ligne spectaculaire et originale. Autrement dit : ce n’est pas une une question de rapidité et le temps importe peu. Chaque rider a le droit à deux runs. Les juges prennent en compte le meilleur score des deux. En cas d’égalité entre deux athlètes, le jury additionne les notes des deux runs. Et celui qui a le meilleur score remporte la compétition, tout simplement. Maintenant, quels sont les critères sur lesquels les participants sont notés ? Bien entendu, leurs tricks : difficulté, amplitude des sauts, tricks en plus, atterrissages réussis, etc. La fluidité, le style et la vitesse d’exécution sont également des critères majeurs pour les juges. Enfin, et c’est une des particularités du « Red Bull Rampage », les juges notent la qualité et l’originalité de la ligne choisie par le rider. Ainsi, la plus abrupte, la plus impressionnante et la plus difficile ligne sera récompensée par un grand nombre de points. Car au « Red Bull Rampage », chaque rider trace… sa propre ligne ! Et ce, à la force des mains, pendant une semaine (trois jours pour creuser et quatre jours pour faire les tests avec les vélos et arranger les lignes et les sauts). Depuis l’année dernière, les riders ont, toutefois, la possibilité de demander à deux personnes de les aider, mais toujours sans matériel spécifique, si ce n’est des sacs pour le sable. Voilà certainement pourquoi cette compétition ne ressemble à aucune autre au monde.  La preuve en images avec cette vidéo…

 
 

 
 
 
 

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