Trace ta route sur le Parkour

Aujourd’hui les kids on a décidé de vous parler d’un sport « pas comme les autres »… Une discipline spectaculaire qui ne se pratique pas en compétition mais qui nécessite des capacités motrices et physiques au-dessus de la moyenne et une sacrée dose de courage mais aussi de lucidité et de contrôle. Son nom ? Le parkour. Autrement dit l’art de se déplacer en milieu urbain ou rural, de manière rapide, sûre, utile et efficace… quels que soient les obstacles.

 

SOCIETE - MAGAZINE ACROBATES URBAINS : LES YAMAKASI - LE GROUPE YAMAKASI DE MAJESTIC FORCE D'EVRY
Les Yamakasi ont largement contribué à la renommée de « l’art du déplacement » et du parkour.

 

Un Taxi pour la gloire
Pour comprendre l’origine de cette discipline, il faut remonter « quelques » années en arrière. Enfin, beaucoup d’années puisque vous n’étiez même pas nés les kids. On est en 2000 et Luc Besson, le célèbre réalisateur et producteur, prépare le tournage de Taxi 2… Il entend alors parler d’une bande de potes qui en banlieue parisienne, se déplacent dans la ville en conjuguant agilité, souplesse, force, sauts et en utilisant le mobilier urbain. Ils sont 9 et se font appeler les… Yamakasi ! Conquis et impressionné par leurs prouesses, il engage quatre d’entre eux pour jouer des ninjas dans une scène de son film. Et, l’année suivante, sortira sur les écrans le film Yamakasi d’Ariel Zeitoun.

 

 

Bouger utile
Parmi ses 9 « Yamakasi » – mais qui ne participa pas au film – figure le créateur de cette pratique sportive. Un certain David Belle. Et c’est un de ses amis, Hubert Koundé, qui, en 1998, remplaça le nom « art du déplacement » par « parkour ». Un nouveau nom dérivé du « Parcours de Combattant », la fameuse course d’obstacles réalisée lors des entraînements militaires. Alors pourquoi un « k » à la place du « c » ? Tout simplement pour symboliser la dureté et la difficulté de la discipline. Quand au « s » que l’on entend pas à la fin du terme « parcours » et qui ne sert donc « à rien », il était pour Hubert Koundé en contradiction avec la philosophie même du parkour basée sur l’efficacité. Et oui, tout s’explique !

 

SOCIETE - MAGAZINE ACROBATES URBAINS : LES YAMAKASI - LE GROUPE YAMAKASI DE MAJESTIC FORCE D'EVRY
Sauts, franchissements d’obstacles, courses… sont au programme des traceurs qui enchaînent les mouvements avec rapidité et agilité.

 

Les traceurs en action
Car si le Parkour consiste à se déplacer grâce à ses seules capacités physiques dans tous les types d’environnement en enchaînant course, sauts, escalade d’obstacles, il doit toujours avoir un but et une utilité. C’est d’ailleurs un des aspects qui le différencie du « free running » qui se focalise davantage sur l’esthétique des mouvements et la fluidité avec de nombreux flips, saltos et autres acrobaties.
Les pratiquants de parkour sont appelés des traceurs et des traceuses. Ils s’entraînent quotidiennement pour développer leurs capacités physiques et mentales. Cette discipline leur permet également d’apprendre à connaître leurs limites, à les dépasser et à maîtriser leurs peurs tout en gagnant en confiance.

Mais attention, les kids… N’allez pas croire que les traceurs sont des « casse-cou » inconscients. Bien au contraire. La finalité du parkour n’est jamais de se mettre en danger, même si les risques de blessures peuvent être importants. Alors, ne vous lancez pas dans l’aventure seuls, sans être accompagnés ni sans entraînement. Le parkour est une affaire d’initiés et pour cela, vous pouvez vous rapprocher de la fédération officielle ici . Allez, hop, on vous laisse avec une petite vidéo 100% plaisir, 100% parkour et free running !          

 

 

Retrouve toutes les interviews ici