Vendée Globe : C’est parti pour l’envol au long cours ! (+Vidéo)

Dimanche, on avait un œil tourné vers les Sables d’Olonne où a débuté une aventure humaine hors du commun. Le genre d’aventure comme il en existe peu encore et qui donne des frissons. On veut bien entendu parler du Vendée Globe. Autrement dit, du Tour du Monde en solitaire à la voile, sans escale et sans assistance. Un sacré défi auquel vont prendre part 33 navigateurs dont six femmes. Evidemment, à la rédac’, on ne pouvait pas passer à côté de cet événement magique ! On a donc décidé de « lever le voile », pour vous, sur ces champions de l’extrême que sont les skippers et sur cette course mythique. Allez, les kids, tous sur le pont, ça va souquer ferme !

13 pionniers
La course, tout d’abord. Elle est née en 1989 à l’initiative du navigateur Philippe Jeantot (photo ci-dessous). Après sa double victoire dans le BOC Challenge (le Tour du monde en solitaire avec escales), il lança l’idée d’une nouvelle course autour du monde. Toujours en solitaire mais, cette fois… sans escale. Et le 26 novembre 1989, treize marins seront au départ de cette course baptisée Globe Challenge et qui prendra, quelques éditions plus tard, le nom de Vendée Globe. A l’arrivée de cette première, ils ne seront que 7 à rentrer aux Sables d’Olonne….

PRESENTATION VENDEE GLOBE CHALLENGE

Cap vers… le Cap Horn
Lorqu’ils ont largué les amarres ce dimanche, les skippers sont partis pour pour parcourir 24 296 milles nautiques  (ndlr : unité de mesure de distance utilisée dans la navigation) soit pas moins de 44 996 kilomètres !. Pourquoi « pas moins » ? Car, en réalité, la plupart des navigateurs du Vendée Globe parcourent plus de 50 000 km. Parce qu’ils doivent changer de route, faire des détours et des zigzagues en fonction des vents, des vagues, de la houle et même… des glaces ! En effet, le trajet les fait descendre vers l’Atlantique, traverser l’océan Indien et le Pacifique, puis remonter de nouveau vers l’Atlantique pour un retour en Vendée.

MAGAZINE CAP HORN

Avec, après plus de 50 jours de course, le fameux passage du Cap Horn (photo ci-dessus) dont vous avez sûrement dù entendre parler les kids, tellement il effraie les navigateurs du monde entier. Le Cap Horn, le cap sud de l’archipel de la Terre de Feu, est situé à 56 degrés latitude sud, ce qui rend la navigation autour du cap particulièrement difficile. C’est sûrement pourquoi un ancien dicton de marin disait que « sous 40 degrés de latitude, la loi n’existe pas, et que sous 50 degrés, Dieu n’existe pas.. ». Gloups, ça met l’ambiance…Normal quand on sait que des vents très violents et des vagues énormes s’y produisent, face auxquels les marins les plus expérimentés doivent redoubler de vigilance.

L’Everest des mers
Et tout le parcours est d’une extrême difficulté au cours duquel les navigateurs sont confrontés à des vagues démesurées et à un froid glacial. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que le Vendée Globe est parfois appelé l’Everest des mers. Et sur la totalité des marins à avoir pris le départ depuis la création de la course, ils ne sont qu’un peu plus de la moitié à avoir réussi à « couper la ligne d’arrivée »… Dont Armel Le Cleac’h (photo ci-dessous) qui a remporté l’épreuve en 2016-17 en établissant un nouveau record du monde en 74 jours, 3 heures, 35 minutes et 46 secondes de traversée (il y a eu 8 éditions du Vendée Globe depuis 1989 et elles ont d’ailleurs toutes été remportées par des français !).

ARRIVEE LE CLEAC'H

D’autres grands skippers ont inscrit leur nom au palmarès de ce « voyage au bout des mers » comme Titouan Lamazou, Alain Gautier, Christophe Auguin, Vincent Riou et Michel Desjoyeaux… seul marin à l’avoir gagné deux fois en 2001 et 2009. Alors, qui succèdera à Armel Le Cleac’h ?  La victoire sera en tout cas pour un « foiler » dernier cri ( et la victoire devrait se jouer en… 70 jours !! Cela étant dit, côté favoris, il y a beaucoup d’incertitudes sur les vainqueurs potentiels car ces fameux « foilers derniers cris » sont sortis récemment des chantiers. Celui qui a le plus navigué étant celui de Jérémie Beyou, mis à l’eau en août 2018. Mais il faudra aussi compter sur Alex Thomson (Hugo Boss) et son bateau noir aux allures de vaisseau spatial !

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