Top départ pour la Transat Jacques Vabre ! (+ Vidéo)

C’est précisément à 13h27, ce dimanche, que les 158 concurrents de la 15ème édition de la Transat Jacques Vabre ont largué les amarres , direction Etretat, avant de se lancer à l’assaut de l’Atlantique dans des conditions idéales. Lancés à pleine vitesse, les skippers n’ont qu’une idée entête : rejoindre au plus vite Fort-de-France en Martinique au final, qu’ils soient sur des « Ultimes » (de véritables « géants de mer », monstres de rapidité de 30m de long), des « Ocean Fifty » (trimarans de 15,24 m de long), des « Imoca » (18,28 m de long) ou encore des « Class40 » (monocoques de 12,19 m de long).  

Quelle émotion sur les pontons des bassins du Havre ce matin ! Les 79 équipages (deux skippers par bateau) ont largué les amarres sous les applaudissements d’un public venu en nombre, de leurs proches et de leurs équipes. Et tous arboraient un large sourire car les conditions météorologiques étaient idéales pour un départ. Les bateaux ont pu toucher un vent de nord-ouest oscillant entre 15 et 20 nœuds (mesure de vitesse utilisée dans les pratiques de navigation maritime et aérienne. Il est symbolisé par « nd » et correspond à 1 mille marin à l heure ce qui correspond à 1,852 km/h) sur une mer clapoteuse illuminée par de belles éclaircies.

François Gabart aux commandes de son « Monstre des mers » juste avant le départ

Et quel spectacle fantastique de pouvoir assister au départ de ces 5 Ultimes, 7 Ocean Fifty, 22 Imoca et 45 Class40 qui ont tous aligné leurs étraves vers Etretat pour enrouler la première marque de parcours avant de pouvoir mettre cap vers l’Atlantique pour le début d’un long et difficile parcours. 

Après le passage de la première marque de parcours, les 79 bateaux ont tiré la barre, direction l’Ouest afin de sortir de la Manche. La première nuit sera synonyme de choix pour les marins. En effet, la flotte devra gérer les forts courants de la presqu’île du Cotentin qui constitue un paramètre important dans la course, puis ils rencontreront une dorsale anticyclonique (Zone très allongée de hautes pressions atmosphériques prolongeant un anticyclone jusqu’au sein d’une zone dépressionnaire ou entre deux dépressions, pouvant faire obstacle au passage des perturbations. Les dorsales sont donc des zones où il y a généralement peu de vent) qui se renforcera à la pointe Bretagne. Ils devront donc prendre des décisions stratégiques dès le départ avant même d’aborder l’Atlantique ! 

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