Thomas Coville nouveau recordman du tour du monde à la voile en solitaire

49 jours, 3 heures, 7 minutes et 38 secondes… C’est le temps et le record de cette fin d’année les kids. Et rien à voir avec le tour du monde du Père Noël mais plutôt avec celui du navigateur Thomas Coville qui a « pulvérisé » le précédant record qui était détenu par Francis Joyon depuis 2008. Avec plus de 8 jours d’avance, le skipper de Sodebo Ultim’ a donc franchi la ligne d’arrivée virtuelle à Ouessant signant là un exploit exceptionnel. Parti le 6 novembre dernier pour sa troisième tentative de tour du monde à la voile en solitaire sans escale, Thomas Coville a fini totalement épuisé mais heureux.    

 

VOILE - 2016 SORTIE EN MER AVEC LE NAVIGATEUR THOMAS COVILLE SUR SODEBO ULTIM. LA TRINITE SUR MER, FRANCE, LE 28 JUIN 2016. PHOTO: BERNARD LE BARS
A la barre de son trimaran Sodebo Ultim’, Thomas Coville vient d’entrer dans la légende de la voile.

 

Une « fusée » sur l’eau
Il faut dire qu’avec une vitesse moyenne de 24,09 nœuds (soit 45 km/h) durant 28 400 milles (52 597 km), le marin breton a littéralement « volé » sur l’eau. Peut être, d’ailleurs, vous demandez-vous pourquoi Thomas Coville est allé beaucoup plus vite que les concurrents du Vendée Globe qui ont pris la mer le même jour ? Et bien la réponse est « simple » les kids… Tout simplement parce que les bateaux ne sont pas les mêmes !

 

VOILE - ROUTE DU RHUM 2014 - 2014 coville (thomas) - (fra) - LE MAXI TRIMARAN SODEBO JUSTE APRES LE SIGNAL DE DEPART. voile 73
Plus rapide que les monocoques, les multicoques « fendent » l’eau donnant l’impression, parfois, de « voler ».

 

Trimaran contre monocoques
En effet, alors que les skippers du Vendée Globe naviguent sur des monocoques, Thomas Coville était à la barre d’un multicoque… Un grand trimaran de trente mètres de long donc très large, très stable mais surtout très léger puisqu’il n’y a pas la quille qu’il y a sous un monocoque qui lui permet de rester droit. Or, la quille représente à peu près la moitié du poids du bateau et ralentit donc la progression du monocoque. De plus, les coques d’un trimaran sont plus effilées et plus allongées… Un « hydrodynamisme » qui lui permet également de gagner en rapidité. Résultat : à taille et à technologie égales, un multicoque va beaucoup plus vite qu’un monocoque.
Autant d’explications techniques qui n’enlèvent rien à la performance « surhumaine » de Thomas Coville.

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