Sun Yang suspendu…8 ans ! (+ Vidéo)

Quant on ne respecte pas les règles, les kids, il ne faut pas s’étonner d’être puni ! Le nageur chinois Sun Yang vient d’en faire l’amère expérience avec le Tribunal arbitral du sport (ou TAS) qui vient de le suspendre pour les huit prochaines années. Retour sur une carrière faite de performances et de suspicions. 

200 M 4 NAGES HOMMES

Essayons d’abord de comprendre pourquoi le nageur a été suspendu pour les huit prochaines années. Il faut savoir qu’il s’agit de la plus lourde sanction qu’un sportif peut recevoir. Pour la petite histoire, Sun Yang avait, en septembre 2018, tout simplement détruit ses échantillons sanguins à coups de marteau ! C’est comme si en rentrant de l’école, vous détruisiez à coups de cutter une copie où vous avez eu une grosse banane pour la cacher à vos parents. Une très mauvaise idée, évidemment…Le Chinois ratera donc les Jeux olympiques de Tokyo l’été prochain, mais aussi beaucoup d’autres compétitions !
Âgé de 28 ans, il ne pourra donc revenir qu’à l’âge de 36 ans. Autant dire que sa carrière est certainement terminée. Malgré toutes les suspicions de dopage, Sun Yang gardera ses deux derniers titres mondiaux, remportés sur 200 et 400 mètres, à Gwangju, en Corée du Sud, l’année passée. 

Les piscines, Sun Yang, il connaît. Il avait seulement 16 ans lorsque sa carrière professionnelle démarra, lors des Jeux olympiques de Pékin, en 2008. Il y a pire pour commencer ! Durant ces 12 années passées dans l’eau, le chinois remporta 6 médailles olympiques, dont 3 en or, et 15 médailles mondiales, dont 11 titres. Ces performances ne lui ont cependant pas aidé à se faire des copains sur le circuit. En juillet dernier, lors des championnats du monde de Gwangju, l’Australien Mack Horton, arrivé deuxième et donc derrière Sun Yang lors du 400 mètres, avait refusé de monter sur le podium, en signe de protestation.

200 M NAGE LIBRE HOMMES

Le Britannique Duncan Scott, troisième du 200 mètres, avait lui refusé de serrer la main du chinois, également vainqueur sur cette distance. Sur la photo ci-dessus, vous pouvez voir la réaction du nageur chinois, qui était plutôt en colère. Aux Jeux olympiques de Rio en 2016, Camille Lacourt, lui,  l’avait accusé de « pisser violet » !
Contrôlé positif à un stimulant en 2014, ses performances ont en fait été accompagnées constamment de suspicions. Avec cette longue suspension, Sun Yang pourra désormais vivre sans cette épée de Damoclès sur la tête… mais loin des bassins !

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