Lacs, piscines ou bassins à vagues…vers une révolution du surf ? ( + Vidéo )

L’été arrive les Kids, et la saison du surf aussi. Mais désormais, plus besoin d’aller à l’océan pour trouver la vague idéale : il est maintenant possible de surfer dans une piscine ou un bassin qui crée des vagues artificielles ! La semaine dernière, la première compétition officielle de surf en bassin a même eu lieu à Lemoore, en Californie. A la rédac’, on a donc décidé de « plancher » sur ce surf « nouvelle génération »…

 

 

Kelly Slater, organisateur de la première compétition de surf en bassin.

 

Surfer par tous les temps, avec ou sans vent
La Founder’s Cup
était donc une première dans l’histoire du surf. L’épreuve s’est déroulée dans le « Surf Ranch » de l’américain Kelly Slater, détenteur de onze titres mondiaux, qui a fait construire, pendant plus de dix ans, le mécanisme capable de créer des vagues artificielles. Dans un lac de plus de 600m de long, le champion a fait installer « un hydrofoil », une sorte d’aile d’avion que l’on place sous l’eau et qui crée un mouvement simulant les vagues. Ce nouveau système élimine l’incertitude liée à la météo ou à la marée. Les compétiteurs ont donc pu surfer sans inquiétude sur des vagues qui se forment environ toutes les 4 minutes. Et à ce petit jeu, c’est la « Team World », composée de deux sud-africains, d’un japonais, d’une néo-zélandaise et d’un français qui a remporté le trophée.  Avec elle, sur le podium, l’équipe du Brésil et celle des Etats-Unis, respectivement en deuxième et troisième position.
Cet évènement inédit a mis en ébullition la communauté des surfeurs : outre les 5000 personnes qui ont fait le déplacement sur le lieu de la « compète« , des millions de spectateurs ont suivi son déroulement sur leur écran. Il ne serait donc pas surprenant de voir ce type de rendez-vous se multiplier aux quatre coins du monde dans les prochaines années.

 

 

Une alternative pour les prochains JO ? 
Comme vous le savez peut-être, le surf fait partie des cinq nouvelles épreuves qui seront introduites aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2020. Et les organisateurs se sont déjà posés la question de savoir où se déroulerait l’épreuve. En effet, comme l’a déclaré Johanne Defay, une surfeuse professionnelle française : « Pour la première fois du surf au JO, pas le droit de se rater s’il n’y a pas de vagues. On ne contrôle pas l’océan, une piscine, oui, on appuie sur un bouton. »
Et la problématique sera sûrement la même pour les Jeux Olympiques à Paris en 2024. Trois « spots »ou micro-territoires de pratique du surf, ont déjà officiellement posé leur candidature : Biarritz (Pyrénées-Atlantique), Hossegor (Landes) et Lacanau (Gironde). Toutefois, la possibilité de construire un bassin artificiel à côté de celui qui sera sélectionné n’est pas écartée. Il est également envisagé de déplacer complètement la compétition sur un site parisien dédié au surf, « Waves in City », qui est actuellement encore en construction et qui ouvrira ses portes en 2019.

 

 

Le surf est aussi l’occasion d’avoir un contact direct avec la nature

 

 

Du surf contre nature ? 
De nos jours, les piscines à vagues font de plus en plus parler d’elles. Les surfeurs professionnels reconnaissent tous la praticité de ce nouveau concept, qui se révèle être une vraie aubaine pour tous ceux qui habitent loin des côtes. Désormais, plus besoin d’attendre les vacances pour profiter du plaisir de la glisse… cette nouvelle expérience assure aux sportifs de pouvoir pratiquer tous les jours, et donc de progresser plus rapidement. De plus, ce système permettra probablement d’éviter la « colonisation » de certaines plages par les surfeurs, un phénomène que l’on peut aujourd’hui constater, notamment sur la côte basque.
Néanmoins, il semble que la grande majorité des surfeurs reste pour l’instant profondément attachée à la pratique de leur sport dans l’océan. Pour eux, le surf se résume à plus qu’une vague. Il permet notamment d’être proche de la nature, d’appréhender les différents écosystèmes qui les entourent et également de découvrir des lieux magnifiques. De plus, les surfeurs expérimentés sont souvent engagés dans la défense de l’environnement. Et à première vue, le mécanisme qui permet de créer une vague semble plutôt gourmand en énergie. Pour remédier à cela, l’américain Kelly Slater a lui décidé de rendre son système totalement écologique grâce à l’utilisation de panneaux solaires.
Enfin, dernier bémol à la pratique du surf en bassin ou en piscine… Un prix pour le moment encore très élevé. Donc, si ce nouveau système semble être une bonne alternative pour ceux qui habitent loin de la mer, il y a fort à parier que la fin du surf sur l’océan n’est pas pour demain. 

Retrouve toutes les interviews ici