Golden Globe Race: un tour du monde à la voile « à l’ancienne » ( + Vidéos )

Vous connaissez déjà sûrement le Vendée Globe, les kids, cette course de voile en solitaire qui a lieu tous les quatre ans. Lors de la dernière édition en 2016, le français Armel Le Cléac’h avait remporté la compétition en 74 jours, établissant un nouveau record mondial.  

Faire le tour du monde, c’est un challenge qui fait sacrément rêver… mais connaissez-vous le pari encore plus fou que se sont lancé cette semaine les participants de la « Golden Globe Race » ? Allez hop, on met les voiles vers les Sables d’Olonne, en Vendée, où a été donné dimanche dernier le départ de cette course incroyable…

 

« Je pense que cette Golden Globe Race est une idée magnifique. Pourquoi en rêver et ne jamais la réaliser ? C’est un challenge qui a été créé pour accomplir ce rêve. » Robin Knox-Johnston, vainqueur de l’édition de 1968

Une course en hommage à l’édition de 1968

Il y a tout juste 50 ans naissait le « Golden Globe Challenge » : la première course de voile autour du monde sans escale, à l’initiative du journal anglais The Sunday Times. Des neufs concurrents engagés à l’époque, seul le britannique Robin Knox-Johnston franchit la ligne d’arrivée… après 313 jours de mers et 30 123 miles parcourus ! La plupart des autres compétiteurs abandonnèrent en chemin ou firent naufrage.

Cap vers le bout du monde

Cette année, l’australien Don McIntyre a voulu recréer ce défi mythique. Dimanche dernier, c’est donc dix-huit « skippeurs » âgés de 28 à 73 ans qui se sont élancés pour ce tour du monde. 13 nationalités différentes sont représentées, dont le célèbre navigateur français Jean-Luc Van den Heede, qui a remporté la seconde place du Vendée Globe il y a deux ans. Une seule femme, Susie Goodall, âgée de seulement 28 ans, participe à cette compétition pour son premier tour du monde.

Ils franchiront lors de leur voyage le Cap Horn, au sud du continent américain, le cap Leewin, près du continent australien, ainsi que le célèbre cap de Bonne Espérance en Afrique du Sud. Ils devraient passer au total 200 à 250 jours en mer pour les plus rapides… Ça en fait du temps à passer seul ! Mais comment se fait-il que les marins passent trois fois plus de temps en mer que pour une course normale comme le Vendée Globe? 

Pour remplacer leurs outils habituels, les skippeurs utiliseront un « sextant ». Cet instrument mesure l’angle entre l’horizon et un astre pour déterminer l’emplacement du bateau.

Un tour du monde « à l’ancienne »

Si les participants naviguent aussi longtemps, c’est tout simplement parce que ceux-ci doivent se remettre dans les conditions des marins de l’époque, en naviguant sur des bateaux d’environ 11m datant d’avant 1988. La règle est la même pour les équipements du voilier, aucune technologie moderne n’est acceptée ! Fini le GPS et le pilotage automatique, le marin sera seul à bord avec ses instruments et ses cartes papier pour s’orienter et diriger son embarcation. Et fini également le téléphone mobile, la liseuse électronique ou le lecteur mp3, il va falloir trouver une autre façon de se divertir pendant ces 8 mois…

Privés des nouvelles technologies de navigation, les compétiteurs devront déterminer eux-mêmes les prévisions météo, notamment en appréciant les nuages sur la route. La seule exception se fera au niveau de la sécurité, puisque chaque marin aura à son bord un pack comprenant deux téléphones satellites, et des moyens de sauvetage récents.

Bon vent !

Ce sont deux participants de l’édition de 1968, sir Robin Knox-Johnston, et le français Bernard Moitessier qui ont ouvert la course ce dimanche avec leur bateau mythique de l’époque. Pas de ligne de départ, juste un coup de canon !35 000 personnes avaient fait le déplacement afin d’assister au départ de la Golden Globe Race, aux Sables d’Olonne. C’est ici aussi qu’arriveront nos aventuriers l’année prochaine à la fin de leur périple.  Et si cela vous intéresse, vous pouvez même suivre les bateaux, jour après jour, sur une carte interactive ici.