A la découverte de l’aviron ! (+ Vidéo )

Entre une Coupe du Monde de Football et un Tour de France à vélo, cela faisait longtemps qu’on ne vous avait pas parlé de sports peu médiatisés, les kids ! Sachant qu’un sport moins couvert par les medias ne signifie pas qu’il est dénué d’intérêt, loin de là ! On va donc se rattraper aujourd’hui en vous faisant découvrir l’univers de l’aviron. A l’origine simple moyen de transport sur l’eau, l’aviron s’est ensuite imposé comme un sport à part entière aux quatre coins du globe. Et même si vous en avez déjà entendu parler, ou encore vu quelques compétitions à la télé, vous êtes sûrement loin de vous imaginer à quel point cette discipline est complexe ! Allez hop, à la rédac‘, on se jette à l’eau et on essaye de vous expliquer tout ça !

 

La paire de français Stany Delayre et Jérémie Azou, deux fois champions du monde d’aviron en 2012 et 2015

Tout d’abord, un peu d’histoire… 

Le principe du bateau à rames n’est pas récent : on en retrouve dès l’Antiquité ! En effet, à cette époque, les empereurs partaient déjà en guerre sur la mer Méditerranée à bord de « galères ». Ces grands navires de combat avançaient à l’aide de nombreuses rames qu’actionnaient les esclaves présents à bord.

Mais la pratique de l’aviron tel qu’on le connait se développe surtout au XVIIIème siècle en Angleterre. Pour traverser la Tamise, les londoniens font alors souvent appel à des « bateliers », c’est-à-dire des professionnels opérant en tant que « taxi » sur des bateaux. Un jour, le britannique Thomas Doggett a l’idée d’organiser une course entre les différentes compagnies de rameurs. Un grand succès ! Encore existante, cette compétition est devenue la plus ancienne épreuve de la discipline. L’aviron se développe également dans d’autres pays d’Europe et s’exporte ensuite aux Amériques. Devenant ainsi, au XIXème siècle, un sport amateur très populaire.

 

Rame, rameur, ramez… 

Sur de longs bateaux en fibre de carbone ou en bois, les rameurs, assis au niveau de l’eau sur des sièges, tournent curieusement le dos à la ligne d’arrivée. Les rames, que l’on appelle aussi « avirons », aident les sportifs à propulser l’embarcation jusqu’à parfois 30 km/h !

Sur le même bateau, on peut retrouver de deux à… huit rameurs. Lorsque l’on est autant, l’embarcation est un mastodonte : elle peut peser 900 kilos et mesurer 20 mètres de long !  Il faut alors faire preuve d’une grande coordination car si une personne rame plus fort ou plus vite qu’une autre, le bateau tourne ! Eh oui les kids, en aviron, il ne suffit pas d’avoir de la force, il faut savoir aussi travailler en équipe.

La clé du succès ? Ramer bien ensemble afin de faire avancer l’aviron droit, déplacer peu d’eau et ainsi éviter les frottements sur la coque qui ralentiraient l’embarcation.

 

Sur un bateau à huit, on trouve en plus un « barreur », qui dirige l’embarcation grâce à une petite barre au pied et coache son équipe.

 

Une discipline olympique… et paralympique ! 

L’aviron est présent à toutes les éditions des Jeux Olympiques, sauf en 1896 à Athènes. Il était pourtant bien au programme, mais une mer houleuse avait contraint les organisateurs à annuler les épreuves. Cette compétition est également accessible depuis 2008 aux personnes handicapées. Pour cela, les bateaux ont été aménagés afin d’être doté de fonds plats, ce qui rend les embarcations plus stables et évite le chavirage.

Allez hop, maintenant que tu as appris plein de choses sur l’aviron et si cela te plait, plus d’excuse pour ne pas débuter…Renseigne-toi auprès de ton comité départemental ou ici à la Fédération Française, tu trouveras un club proche de chez toi, la seule condition est d’avoir 10 ans, car il faut tout de même savoir bien nager ! 

Retrouve toutes les interviews ici