Attraper, plaquer c’est… gagné

Bonjour les kids ! Vous le savez, votre site préféré aime vous parler foot, basket, tennis, rugby, natation… Mais à la rédac on prend aussi beaucoup de plaisir à vous faire découvrir des disciplines « méconnues » et très peu – voire pas du tout -médiatisées. Cela va être le cas aujourd’hui avec un sport qui a bien failli disparaître du programme olympique… Alors que c’est certainement le sport le plus ancien au monde.… Et qu’il est présent sous différentes formes sur tous les continents et dans plus de 210 pays (il s’agit d’ailleurs du 5ème sport le plus pratiqué au monde)… Vous voyez de quelle discipline on veut parler les kids ? Non ? Et bien, pour le savoir il suffit de lire la suite de notre article…

 

 

LUTTE BRETONNE - 2012 AU COURS D'UN COMBAT DE JEUNES LUTTEURS. MONTERFIL, FRANCE, ILLE ET VILAINE, LE 23 JUIN 2012.
La lutte est aussi une question de tradition. Ici de la lutte bretonne.

 

 

Plaquer l’adversaire au sol
Ce sport « mystérieux » qui consiste à attraper ou à saisir son adversaire, à le renverser au sol et à lui maintenir les deux épaules plaquées au tapis c’est… la lutte ! Un sport dont les origines se confondent avec celles de l’humanité et que l’on retrouve, par exemple : au Japon (le Sumo), au Togo (l’Evala), en Ecosse (le black-hold) ou encore au Niger et en Inde. A côté de ces luttes dites traditionnelles on retrouve trois styles de luttes olympiques : la lutte gréco-romaine, la lutte libre et la lutte féminine.

La gréco-romaine, la pionnière
Le style gréco-romain à été le premier à faire son entrée au programme des Jeux Olympiques modernes d’Athènes, en 1896. 
Cette lutte ne se pratique que sur le haut du corps. Autrement dit, il est interdit de saisir son adversaire au dessous de la ceinture. 
La lutte libre, elle, est la plus pratiquée dans le monde. Elle devient sport olympique en 1904, à Saint Louis. Et, comme son nom l’indique, elle se pratique sur tout le corps et permet toutes formes d’attaques sur les jambes. Ce qui oblige les lutteurs à avoir une garde basse, à mi-distance (alors que les lutteurs de gréco-romaine ont plutôt une garde haute). Enfin, la lutte n’est plus réservée aux hommes puisqu’en 2004, aux J.O. d’Athènes, la lutte féminine a fait son apparition en compétition officielle. Dérivée de la lutte libre, elle interdit toutefois certaines combinaisons (« prises ») qui pourraient être préjudiciables pour l’intégrité physique des femmes. 

 

LUTTE GRECO ROMAINE - CHPT D'ALLEMAGNE PAR EQUIPES - 2015 Lutte  Quart de Finale Championnat d'Allemagne par Žquipe Kollerbach/ Aalen Melonin Noumonvi le 10 Janvier 2015 a Kollerbach credit : Alexis REAU/ L'Equipe *** Local Caption ***
Ludique, la lutte est aussi un sport reconnu pour ses vertus éducatives et très pratiqué dans le milieu scolaire.

 

Un sport complet
Contrairement à ce que certains peuvent croire, la lutte est tout sauf un sport de combat violent et dangereux. Elle est d’ailleurs largement reconnue au sein du milieu scolaire, notamment, pour ses vertus éducatives. Sport complet, elle sollicite tous les muscles et développe la motricité des pratiquants. Elle permet également de contrôler son agressivité, de développer sa personnalité ou encore de prendre confiance en soi. C’est également un bon moyen d’apprendre à communiquer avec les autres.

 

De la Baby Lutte à l’Ecole de Lutte
L’initiation à la lutte peut débuter dès 4 ans avec ce qu’on appelle…  la « Baby Lutte ». Encadrée par des éducateurs et animateurs diplômés elle se pratique jusqu’à 6 ans (garçons et filles mélangés) et fait beaucoup appel au jeu pour intégrer les fondamentaux de la discipline. A 7 ans (et jusqu’à 11 ans), les enfants peuvent intégrer l’Ecole de lutte. Elle est régie par le règlement fédéral « Lutte Jeunes » et interdit tous gestes dangereux. Cette « Lutte Jeunes »  dispose de ses propres championnats et compétitions, en individuels et par équipes. 

 

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