Le Racing : quelle déception !

Les parisiens étaient pourtant prévenus : si leurs adversaires s’appellent les Saracens, en hommage aux guerriers du désert de Saladin, c’est qu’ils ne lâchent rien, que ce sont des « morts de faim » incroyablement concentrés sur les fondamentaux ; d’autant plus lorsqu’ils jouent un Match dans des conditions météos qui n’encouragent pas un jeu de poètes avec cette pluie torrentielle qui s’est abattue sur Lyon…
saracens 2016Cette défaite cuisante 21 à 9 est d’autant plus rageante que l’on reprochait souvent au Racing d’axer son jeu tout au long de la saison du championnat sur du défi physique ! Et bien là, ils ont été servis et sont tombés sur, comme l’a avoué leur coach après le Match : « plus forts qu’eux ».

Mais la question que l’on peut se poser c’est pourquoi donc, s’apercevant vite qu’en face, « devant, c’était plus fort », n’ont-ils pas décider de tenter, de créer derrière, de contourner ; bref, de se lâcher un peu !
Et bien non..rien de tout ça et vous savez pourquoi ? Parce que, comme l’a avoué leur ouvreur Tales, « ils voulaient éviter de s’exposer.. » !

Mais – et même quand tu as l’âge d’un kid – tu sais pourtant qu’à ce niveau, quand tu es en Finale de Coupe d’Europe, si tu ne prends pas le moindre risque, c’est foutu, c’est fini, tu peux remballer tes crampons, prendre ta douche, puis rejoindre Castro Giovanni en tribune du PSG.

Les racingmen ont été broyés, ils ont manqué de fraicheur physique, ils se sont éteints, petit à petit, comme les cendres d’un barbecue (exemple : celui de Chamalières..).

Mais au fait, connaissez-vous l’origine du mot « barbecue » ? Et bien, les anglais au XVIème siècle avaient été séduits par cette expression désignant la manière d’embrocher l’animal en fin de partie de chasse; et oui, les paysans français mettaient « la barbe au cul » des cochons » pour les faire cuire, en les faisant tourner ainsi, au-dessus du feu. Puis les english ont quitté la France, sont rentrés au bercail, ont conservé le mot, sont revenus ensuite en France plusieurs siècles après et…. nous ont réappris le mot que nous avions perdu entre temps dans notre langage usuel ! Et avec leur « english accent », cela a donné : « barboqiou » (barbecue) donc pour « barbe au cul ». Ils nous ont donc réappris notre mot mais avec leur prononciation..

Voilà…, c’est comme au rugby… tout est dit dans cette petite anecdote : les britanniques nous ont mis, une nouvelle fois, une belle barboquiou et nous ont bien rôtis !

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