Coupe du Monde : L’Afrique du Sud sur le toit du monde ! (+ Vidéo)

C’est fait ! Les Sud-Africains sont les nouveaux rois du rugby mondial ! Ce samedi, à Yokohama, au Japon, les Springboks ont remporté leur troisième titre mondial (après ceux de 1995 et 2007) aux dépens de l’Angleterre sur un score final 32-12 avec côté Boks, 2 essais transformés de Mapimpi (66e) et Kolbe (74e) complétés par 6 pénalités de Pollard face à 4 pénalités de Farrell. Même si la sortie sur blessure, dès la 3e mn, de Kyle Sinckler, le pilier star du XV de la rose, a été le premier tournant de cette 9e finale, la « formule » de la gagne a été simple et s’est faite en deux actes :  un pack conquérant, un buteur qui ne rate rien, pour faire fissurer dans un premier temps la « carapace » adverse pour ensuite ouvrir sur la largeur du terrain avec deux centres « physico-habiles » qui trouvent leurs deux ailiers aux appuis de feu pour aller derrière les poteaux !  

Des « ingrédients techniques » qui ont permis aux Springboks de devenir désormais aussi titrés que les All Blacks mais il faut plutôt aller chercher du côté de la « recette de la motivation d’un Groupe » pour comprendre que cette mécanique Bok a fait la différence car guidée avant tout par le soutien de tout un peuple. Siya Kolisi (photo ci-dessous), premier capitaine noir de l’Afrique du Sud à soulever le trophée Webb Ellis, a tenu à le rappeler au micro de TF1 avec énormément de dignité, dès la fin du Match :  « C’est un moment fantastique pour nous, pour nos supporters et pour tout le peuple sud-africain. On a tellement de problèmes dans notre pays, mais on a montré qu’avec des garçons différents, aux parcours différents, aux races différentes, on était capables d’accomplir des grandes choses si on est ensemble avec le même but à atteindre. Je suis si reconnaissant, après toutes les épreuves que l’équipe a traversées. On a eu beaucoup d’obstacles sur notre chemin, mais le peuple d’Afrique du Sud a été derrière nous et on est très reconnaissants envers eux. Depuis que je suis né, je n’ai jamais vu mon pays dans cet état. Avec toutes les difficultés que nous connaissons, le sélectionneur nous a dit qu’on ne jouait plus pour nous, mais pour les gens au pays, et c’est ce qu’on voulait faire aujourd’hui. On veut dire merci à tous ceux qui nous ont encouragé, dans les tavernes, les shebeens, les fermes, les personnes sans domicile fixe et aussi les gens dans les zones rurales ».

AFRIQUE DU SUD-CANADA (66-7)

Concernant les vaincus, une semaine après avoir réalisé une démonstration face aux All Blacks (19-7) en demie, le XV de la Rose n’a tout simplement jamais trouvé la clé pour franchir la terrible défense des Boks. Alors que beaucoup de spécialistes les donnaient favoris, ils ont été tout simplement dominés dans les compartiments de jeu : bousculés en mêlée fermée, dominés dans le défi physique, vaincus au «milieu de terrain»…, le coach de l’Angleterre Eddie Jones (photo ci-dessous) s’est vite aperçu qu’il allait perdre sa deuxième finale de Coupe du Monde en tant qu’entraîneur principal. L’Australien avait d’ailleurs perdu sa première finale en 2003 face à… l’Angleterre. Gloups…

ANGLETERRE-NOUVELLE ZELANDE (19-7)

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