Prithika Pavade : une jeune pongiste au top

Depuis quelques temps, les kids, on vous propose de faire connaissance avec quelques-uns des athlètes français qui pourraient bien nous permettre de décrocher de belles médailles à l’occasion des JO de Paris 2024… Des athlètes aujourd’hui « en herbe » mais qui représentent l’avenir du sport français. Dans cette « galerie de portraits », place aujourd’hui à une pongiste de 13 ans « en une » de votre site préféré ! Une adepte de la raquette et de la petite balle blanche considérée comme un véritable « phénomène » et qui, du haut de ses 1,45 m, enchaîne les victoires et les titres dans toutes les catégories jeunes. Allez hop, rendez-vous avec Prithika Pavade

 

 

Déjà championne de France minime puis cadette, Prithika Pavade n’aura que 20 ans en 2024.

 

 

Au contact des meilleures espoirs en Chine
Et si c’était elle qui succédera à Jean-Philippe Gatien, dernier français vice-champion olympique de tennis de table en 1992 ? Il est bien sûr encore un peu tôt pour l’affirmer mais Prithika Pavade dispose de toutes les qualités pour rivaliser un jour avec les meilleures joueuses mondiales. La preuve : en novembre 2016, avec l’aide de la Fédération Française de Tennis de Table, elle s’est envolée en Chine – le pays « roi » de la discipline – avec son entraîneur pour y effectuer un stage national à Baiyin. Invitée avec une autre française et une suédoise, elle a eu l’occasion de se mesurer aux 100 meilleures joueuses chinoises de moins de 13 ans... les plus grands espoirs du pays, considéré encore aujourd’hui, rappelons-le, comme le meilleur au monde. Résultat ? Une superbe 15e place ! Pour autant, pas question pour son entraîneur de brûler les étapes. Et ce, même si Prithika Pavade semble toujours avoir « un temps d’avance » sur ses adversaires et ses partenaires de club.

 

Championne de France cadette
Membre du club de tennis de table de Saint-Denis US (le SDUS 93), Prithika a décroché le titre national minime lorsqu’elle était benjamine et est devenue championne de France cadette quand elle était… minime.  Aujourd’hui, elle s’entraîne déjà avec l’équipe (Pro B) de Saint-Denis, fréquente le pôle espoir d’Ile-de-France mais est aussi interne au CREPS de Châtenay-Malabry. Pour autant, Nicolas Grenier, qui la suit depuis qu’elle a 6 ans, souhaite qu’elle continue d’enchaîner les « compétitions jeunes » afin d’apprendre à être compétitive au plus haut niveau et de partir, le moment venu, la la conquête de ses premiers titres aux championnats d’Europe et du Monde seniors. De son côté, Prithika est d’ores et déjà fixée sur son « objectif », convaincue que disputer ses premiers JO « chez-elle » est une chance qu’il ne faut pas laisser passer ! Alors, quand on lui demande quel est son rêve pour 2024, cette gauchère spécialiste de l’attaque (ndlr : comme Jean-Philippe Gatien) répond avec un grand sourire mais sans hésiter : « être championne olympique ! ».

 

 

Marcher sur les traces de la chinoise Ding Ning, triple championne du monde et championne olympique, Prithika en « rêve ».

 

 

Une adepte du « top spin »
Son jeu… parlons-en justement… Adepte de l’attaque – son coup préféré est le « top spin »-, elle maîtrise aussi l’art de la « poussette », cette technique qui consiste à renvoyer dans le camp adverse une balle coupée pour gêner les attaques puissantes de l’adversaire ou encore le pousser à la faute. Mais, ce que les observateurs soulignent surtout, ce sont les qualités de précision, d’application et de concentration « hors-normes » de la jeune française. Et si la chinoise Ding Ning, triple championne du monde et championne olympique, est la joueuse qu’elle apprécie tout particulièrement, Prithika n’en fait pas pour autant son unique modèle, persuadée que pour mieux déstabiliser ses adversaires, il est préférable de savoir varier les coups et donc de puiser son inspiration auprès de plusieurs pongistes. 
Initiée au ping par son papa Vijayan qui pratiquait ce sport en Inde, son pays natal, Prithika Pavade aura 20 ans en 2024… Et tout l’avenir devant elle. Alors si la médaille n’est pas au rendez-vous à Paris, tous les espoirs seront encore permis pour celle qui conseille à celles et ceux qui se lancent, comme elle dans le sport de haut niveau, « de ne jamais oublier que « la compétition est d’abord un jeu », et qu’il faut « continuer de jouer en veillant toujours à y prendre du plaisir. »

« continuer de jouer en veillant toujours à y prendre du plaisir. »

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