La Dame « de pique » qui pique nos coeurs

Dans notre série « JO Paris 2024 », nous vous proposons, les kids, un nouveau portrait après celui de Tony Estanguet. Et pas n’importe quel portrait… Celui d’une « grande dame » du sport français qui occupe actuellement le devant de la scène et qui a récemment appelé toutes les fédérations à faire chanter La Marseillaise avant chaque grande compétition nationale. Une sportive de haut niveau devenue Ministre des Sports. Une championne que vous pouvez également retrouver à la « une » du dernier numéro de votre « Petit Mag » (en ligne et en accès gratuit sur votre site préféré)… Cette ancienne athlète, dont nous dressons le portrait aujourd’hui, n’est autre que Laura Flessel

 

 

Surnommée « La Guêpe », Laura Flessel avait l’habitude de toucher ses adversaires au pied.

 

 

 

Du fleuret à l’épée
Laura Flessel est née à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, le 6 novembre 1971. C’est à 6 ans, après s’être essayée à la danse, qu’elle découvre l’escrime. Le fleuret, plus exactement qui sera donc sa première arme.  P
lusieurs fois sacrée championne de Guadeloupe, elle quitte son île natale en 1990, direction la métropole où elle intègre le Racing Club de France. A l’INSEP, où elle s’entraîne, elle est amenée à combattre contre les meilleures escrimeuses françaises. C’est à cette période qu’elle « abandonne » le fleuret pour se consacrer à l’épée… Et très vite, elle va s’imposer comme la « reine » de cette discipline, d’abord sur la scène française puis au niveau mondial.

 

 

Un palmarès long comme le bras
Son premier titre international, c’est en 1995 qu’elle le remporte. Elle termine alors à la 3e place des Championnats du monde de La Haye et remporte également la médaille d’argent par équipes. Un an plus tard, alors que l’épée féminine est pour la première fois présente aux Jeux Olympiques (ndlr : à Atlanta), elle monte sur la plus haute marche du podium en dominant en finale sa compatriote Valérie Barlois. Une performance qu’elle renouvelle dans la compétition par équipes puisque la France remporte la médaille d’or face à l’Italie. Auréolée de ces deux titres olympiques, Laura Flessel asseoit encore un peu plus sa domination sur l’épée mondiale en devenant double Championne du monde en 1999 (par équipes et en individuel). Elle est, ainsi, le huitième escrimeur français
, et la première femme, à obtenir les titres olympique et de Championne du monde. Au total, Laura Flessel aura remporté au cours de sa carrière six titres de Championne du monde, un titre européen et cinq médailles olympiques. Elle a également remporté à trois reprises la Coupe du monde d’épée féminine (en 2002, 2003 et 2007) et a été sacrée 18 fois Championne de France.

 

 

Entre Laura Flessel et les JO c’est une « histoire d’amour » qui dure depuis 1996.

 

 

Une femme de coeur
En 2012, pour les JO de Londres, Laura Flessel a l’honneur d’être nommée porte drapeau de la délégation française… Malheureusement, « la Guêpe » comme on la surnomme alors (parce que sa spécialité est de « piquer » autrement dit de toucher ses adversaires au pied) ne parvient pas à décrocher une nouvelle médaille. A l’issue de la compétition, elle décide alors de mettre un terme à sa brillante carrière. Elle se consacre alors à différentes activités professionnelles mais, surtout, décide de « prêter » son image pour défendre de nombreuses causes. En janvier 2008, elle participe, par exemple, au programme « Envole-toi » qui a pour but de préparer de jeunes escrimeurs dans la perspective des JO de 2012. Elle fonde également l’association « Ti’Colibri » qui a pour vocation de promouvoir l’escrime et devient marraine de Handicap International. Membre du Conseil national du sport en tant que personnalité qualifiée en 2013, Laura Flessel est nommée ministre des Sports en 2017 et s’investit, notamment, pour défendre la candidature de Paris aux JO de 2024. Avec le succès que l’on sait… 

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