« La Saga des Marques » – Episode 1 : AIRNESS

Salut les Kids, cet article est le 1er épisode d’une « série kopkids »… Et pas n’importe laquelle car notre « série » va être celle de la « Saga des marques de sport ». Chaque semaine, un nouvel épisode  avec son article sur une de vos marques préférées. Pourquoi ? Parce que derrière chaque nom, comme Adidas , Nike, Puma, Lacoste, New Balance , Kappa etc….il y a des histoires incroyables…  Episode 1 : l’incroyable histoire d’ AIRNESS !!

Difficile d’évoquer la « Saga Airness » sans parler de l’acteur principal : Malamine Koné, le créateur de la marque.

Malamine a quitté le Mali à l’âge de 10 ans, analphabète. Quelques années plus tard, Il décroche un Diplôme d’études universitaires de droit et deux titres de champion de France de boxe amateur et est présélectionné pour les Jeux olympiques d’Atlanta en 1996. Il n’ira pas, la faute à un accident de voiture et un genou fracassé. Tous ses rêves de boxeur s’envolent net. Il décide de ne surtout pas se laisser aller et sitôt debout, il se lance dans la vente de vêtements au marché aux puces. Au tout début de l’aventure, il dessine seulement cinq modèles de sweatshirts, et n’a même pas d’argent pour les réaliser. Il réussira à les faire confectionner quand même, à crédit.

PESEE REUNION AU CIRQUE D'HIVER

Malamine Koné (au centre) – Toujours passionné de boxe

 

Premier succès

Maintenant, reste à les vendre. Malamine va alors démarcher la chaîne de magasins Sport 2000 qui refuse ses sweats. « Je suis allé les voir dix fois de suite ! A la fin, le gérant se demandait si je ne venais pas pour le braquer. A un moment donné il en a eu tellement marre, qu’il m’a demandé de laisser mes vêtements au magasin en dépôt-vente. Je lui ai dit que j’allais faire mieux que ça. Je les lui ai offerts en lui laissant juste mes coordonnées. Il m’a rappelé le soir même pour me dire qu’il avait besoin de 50 pièces. Il avait tout vendu. »

 

Prometteur mais encore loin d’une marque de sport.

Malamine, il a toujours aimé Michael Jordan. Celui qui survole les parquets américains au point d’être surnommé « Airness », tellement il semble suspendu interminablement dans les airs. Airness. Malamine décide que ce sera le nom de sa marque. « Airness » était née. Mais une marque doit avoir son emblème, son Logo. La panthère était son surnom de boxeur. La panthère sera son logo ! Afficher l'image d'origine

 

Trouver des ambassadeurs de la Marque, sans moyens financiers..

Malamine a alors une idée géniale. Sans moyens financiers, il n’a pas les moyens de se payer des sportifs très connus pour faire la promotion de sa marque. Sauf que…Malamine s’aperçoit  que le contrat des grandes marques de sport ne concerne pas l’habillement des sportifs hors des stades. Il va donc proposer à des champions des contrats de sponsoring d’habillement qu’ils porteront en dehors de leur pratique sportive, tout simplement ! Et cela ne lui coûtera quasiment rien !

 

Les 1ers ambassadeurs d’Airness

Le premier à se laisser convaincre était à l’école avec lui, le footballeur Steve Marlet, à l’époque joueur de l’Olympique de Marseille. Puis Christophe Dugarry et le coach Luis Fernandez acceptent de porter le t-shirt frappé de la panthère. Puis Djibril Cissé en 2001, puis Didier Drogba. Airness sponsorisa aussi des équipes , qu’elles soient nationales ( mali, gabon, ..) ou européennes (Nantes, Lille, Fulham..).

MAGAZINE ROBERT

L’ancien international Laurent Robert (et sa « patte » gauche magique) fût aussi un des ambassadeurs d’Airness

 

Nous sommes maintenant en 2005.  Airness est distribuée dans près de 2000 magasins français et réalise un chiffre d’affaires de plus de 100 millions d’Euros. L’ascension est fulgurante.

Malamine roule aujourd’hui en très grosse voiture et connaît la fortune. Mais il garde toujours en tête l’enfant du Mali qu’il était :

 « Quand je retourne au Mali, je vais toujours au village, je mange toujours à la main. C’est comme ça que j’ai grandi. Après, c’est une question d’éducation. Je pense connaître les vraies valeurs de la vie. Je ne mets pas de barrières entre les gens et moi, car nous sommes finalement tous pareils. Quand vous traversez le Mali, vous vous rendez compte de la valeur de l’eau du robinet. Vous vous rendez compte de la chance que vous avez et la nécessité d’éviter tout gaspillage. J’estime même ne pas avoir le droit de laisser filer le temps. ».

Et oui, Il a été là le vrai atout de la marque : l’état d’esprit de son Fondateur qui n’a rien oublié et qui a su rester authentique, même avec le succès.

Retrouve toutes les interviews ici