« Pourri, bouffon, gros nul… ou « la vie des arbitres »

Dans l’Antiquité, une dizaine d’arbitres officiait lors des Jeux Olympiques. Ces personnages très importants se préparaient pendant de longs mois et personne ne pouvait discuter leurs décisions sous peine de très lourdes sanctions . Ils étaient considérés comme étant « les Grecs les plus justes ».

Les temps ont bien changé !  Aujourd’hui, des milliers de rencontres sportives se déroulent chaque week-end et on entend bien souvent des « noms d’oiseaux » siffler aux oreilles de ces personnes qui sont absolument nécessaires au bon déroulement des matchs !

Vendredi soir encore, pendant le match de Ligue 1 Toulouse-PSG,  l’arbitre a sifflé un pénalty en faveur des Toulousains, fortement contesté par les joueurs parisiens pendant le match et par leur entraîneur à l’issue de la rencontre . Et on pourrait citer des milliers d’exemples, les Kids !

Il faut quand-même se dire que sans cet homme vêtu souvent de noir et « qui fait partie du match »  rien ne serait possible ! Revenons sur Toulouse-PSG : imaginons que, au début du match, aucun arbitre ne soit présent et que personne ne veuille prendre le sifflet : ce serait 90 minutes de délire, chacun voulant prendre des décisions en sa faveur…

LORIENT-LILLE (1-0)

Une scène malheureusement trop habituelle, lors de Lorient-Lille en Ligue 1

Perso » les Kids, voici ce qui m’est arrivé : coach de volley-ball dans un championnat régional, il est courant que l’arbitre désigné soit absent et ,dans ce cas , c’est le club où se déroule la rencontre qui doit assurer l’arbitrage . J’ai donc souvent tenu le sifflet mais trois fois, il m’est arrivé d’arrêter le match et de cesser d’arbitrer à cause de remarques et même d’ insultes! Une fois, le match n’a pas repris et les deux autres, j’ai arbitré de nouveau en signalant que , à la première parole « de travers », tout serait fini…et plus rien ne s’est passé jusqu’à la fin de la rencontre . Ce qu’il faut tirer de cette histoire, c’est qu’un arbitre est absolument nécessaire et qu’il faut donc accepter qu’il puisse se tromper de temps en temps !

Qu’on l’appelle « juge », « arbitre » ou tout ce que vous voulez, le rôle de cet élément essentiel du sport n’est pas seulement de sanctionner : il fait aussi partie du jeu. Par exemple au foot si le ballon touche l’arbitre, il n’y aura pas de coup de sifflet, la rencontre continuera à se dérouler comme si rien ne s’était passé. Il juge aussi, en cas de faute s’il faut arrêter le jeu ou si le ballon doit continuer « à vivre » : il est donc un élément du jeu.

ILLUSTRATION ARBITRAGE VIDEO

En cas de doute sur une action, le rugby fait appel à « l’arbitrage vidéo » – Moins de contestations possibles – A quand pour le Foot?

Si on prend l’exemple de l’athlétisme, sur chaque compétition, il y a un « Juge-arbitre » qui est le chef de la réunion. Ensuite  dans chaque atelier, on trouve un jury qui connaît les règles de son épreuve, comme les chronométreurs manuels qui sont à l’arrivée des courses au cas où le chronométrage électrique ne fonctionnerait pas ou encore comme les juges qui regardent si les sauteurs en longueur ont « mordu » la plasticine » lors de leur impulsion.

Rien à voir avec la boxe : l’arbitre est sur le ring, s’occupe du bon déroulement du combat et de la santé des boxeurs. Si l’un d’entre eux prend trop de coups, il arrête le combat. Au pied du ring  sont les juges qui comptent les points (chaque coup porté compte un point) et qui désignent le vainqueur du combat.

Les Kids, vous avez compris que l’arbitre est un élément indispensable du sport. Ce qui veut dire qu’on ne lui parle pas violemment, on ne lui crie pas dessus et on accepte ses décisions . Ainsi…tout ira bien ! Bon sport! Et si tu veux voir un arbitre « un peu différent.. » sur lequel personne ne peut crier, regarde cette vidéo!:

Retrouve toutes les interviews ici