Qui pour porter la flamme à Paris ?

C’est incontestablement l’un des moments forts de toute olympiade… Un moment retransmis par toutes les télévisions du monde et qui marque officiellement le lancement des Jeux Olympiques… L’embrasement de la vasque olympique par le dernier porteur de la flamme. Une vasque qui brûle jusqu’au dernier jour des JO. On connaît aujourd’hui officiellement la date et le lieu de la cérémonie d’ouverture des 33es Jeux Olympiques qui se dérouleront à Paris… Ça sera le 2 août 2024 au Stade de France. Reste à connaître qui aura le privilège d’allumer cette vasque et donc d’être le dernier relayeur de la flamme olympique. Bien entendu, on a « un peu » de temps devant nous avant de choisir. Mais, à la rédac, on s’est amusé à émettre quelques hypothèses. On attend aussi les vôtres avec impatience ! Alors n’hésitez pas à nous écrire pour nous faire part de votre choix.

 

 

JO de Rio en 2016… Vanderlei Cordeiro, médaillé de bronze aux JO d’Athènes en 2004, embrase la vasque olympique.

 

 

Une flamme symbole de puissance
C’est en 1928, aux JO d’été d’Amsterdam, que la cérémonie de la flamme olympique a été pour le première fois remise « au goût du jour » des Jeux Olympiques modernes. Mais, comme souvent, ce symbole tire son origine de la mythologie grecque. L’un de ces Héros, Prométhée, se vit, en effet, confier la mission, par Zeus, de créer l’Humanité et de doter les êtres vivants de dons ou capacités nécessaires à leur survie. Avec, toutefois, l’interdiction de permettre aux hommes d’utiliser le feu, symbole alors de la puissance des dieux. Mais Prométhée, fâché avec Zeus, profita d’une invitation de la déesse Athéna sur l’Olympe pour y dérober le feu… Dans la Grèce antique, le feu était donc un élément sacré qui brûlait en permanence dans les temples. Lors des Jeux Olympiques de l’époque, une flamme était également placée au milieu des sites sportifs et du banquet installé pour fêter les vainqueurs des Jeux sur l’autel de la déesse du foyer Hestia.


Une flamme de légende ?
Depuis 1952, la flamme est allumée à Olympie (devant le temple d’Héra) puis apportée dans la ville organisatrice, après une étape à Athènes, à l’occasion d’un grand relais qui voit se succéder de nombreux porteurs de flamme. Pour les JO de Rio, en 2016, la flamme avait par exemple parcouru plus de 20 000 km sur terre, traversé 300 villes et était passée dans les mains de 12 000  porteurs pour finir dans celles de l’ancien marathonien brésilien Vanderlei Cordeiro, médaillé de bronze aux JO d’Athènes en 2004… alors que jusqu’à la dernière minute ils étaient nombreux à penser que le dernier relai serait effectué par le « Roi » Pelé. En 1996, à Atlanta, c’est une autre légende du sport qui avait embrasé la vasque olympique en la personne du boxeur Mohammed Ali. Alors, pourquoi ne pas imaginer, pour Paris en 2024, un porteur lui aussi « légendaire » et footballeur du nom de Zinedine Zidane ? Même s’il n’a jamais participé aux JO, « Zizou » est l’un des plus grands sportifs français et une star connue dans le monde entier. Tout comme Tony Parker qui pourrait, lui aussi, faire une « beau » dernier relayeur. 

 

Un dernier relais collectif ?
Très souvent, le dernier porteur de la flamme olympique est un athlète qui a marqué l’histoire du sport et des jeux… Comme en 2008 à Pékin, avec le gymnaste chinois Li Ning, vainqueur de six médailles à Los Angeles en 1984 (3 or, 2 argent et 1 bronze)… Ou à Moscou, en 1980, avec le basketteur russe Sergei Belov, médaille d’or à Munich en 1972, médaille de bronze à Mexico en 1968, à Montréal en 1976 et à Moscou en 1980. Dans ces conditions on peut très bien imaginer un David Douillet, un Yannick Agnel ou encore un Nikola Karabatic avoir cet honneur. Tenez, les kids, à propos de Karabatic et de handball… Et si à Paris on assistait à un dernier relai collectif ? Dans ce cas là, nul doute que notre équipe « d’Experts », triple médaillée olympique serait en pôle position. Dans l’histoire des jeux, une seule équipe a été choisie pour terminer le relais de la flamme ; il s’agissait des hockeyeurs américains, en 2002, aux Jeux d’hiver de Salt Lake City.

 

 

Avec déjà 8 médailles gagnées aux JO, la française Marie-Amélie Le Fur ferait une belle dernière relayeuse pour la flamme olympique.

 

 

Et pourquoi pas une femme ?
Bien sûr, il est également possible de choisir un athlète qui participe lui-même aux JO. Et là, comme on n’a pas vraiment de pouvoir de voyance, difficile de savoir qui sera encore sur « la piste » en 2024… Mais on peut imaginer que si Teddy Riner, en judo, ou encore Renaud Lavillenie à la perche sont opérationnels, ils feraient de bons candidats. Quand on regarde l’histoire des JO, on remarque qu’hélas, peu de femmes ont eu la chance d’allumer la vasque. Paris 2024 pourrait « réparer » cette erreur et mettre en avant l’une de nos grandes sportives comme Marie-José Pérec, Laure Manaudou ou Estelle Mossely, championne olympique de boxe en 2016. Enfin, un autre beau symbole, consisterait à saluer la performances des sportifs handisports… En 2024, Paris accueillera d’ailleurs pour la première fois, les Jeux Paralympiques. Alors, comme Barcelone l’avait fait en 1992 avec Antonio Rebollo (tir à l’arc), pourquoi ne pas demander à l’un de nos champions paralympiques d’embraser la vasque olympique ? On pense, par exemple, à Béatrice Hess (20 titres paralympiques) ou à Marie-Amélie Le Fur (8 médailles jusqu’à présent et 4 titres mondiaux). Le symbole nous plairait bien !

 

 

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