Mais que leur est il arrivé exactement ?

Les Kopkids, imaginez, s’il vous manquait une main, comment feriez-vous pour couper la viande dans votre assiette ? Vous auriez besoin de quelqu’un pour vous aider ! Les champions que vous voyez en ce moment à la télé aux Jeux paralympiques sont souvent confrontés à des handicaps bien plus durs. Qu’est-il donc arrivé à ces champions ?

Michaël Jérémiasz, le porte-drapeau de la délégation française, déjà bon joueur de tennis  a été victime d’un accident de ski à 19 ans. Après une longue rééducation, il restera paralysé au niveau des jambes et il décidera de se remettre au tennis…avec succès !

ROLAND GARROS 2012

Star des Paralympiques avec 3 médailles dont deux en or, Marie-Amélie Le Fur pratique d’abord l’athlétisme depuis l’âge de 6 ans, lorsqu’elle est victime d’un grave accident de scooter à 19 ans qui oblige à l’amputer (lui couper) sous le genou de la jambe gauche .Quatre mois après…elle recourrait !

La nageuse Élodie Lorandi, quant à elle, deux médailles à Rio, a été victime d’une maladie qui lui paralyse un nerf de la jambe gauche et cela, dès sa naissance. Elle a d’abord nagé avec les valides, avant de se tourner vers le Handisport.

Théo Curin, 16 ans, qui a terminé au pied du podium sur 200m est certainement le cas qui a le plus touché les Français ! Amputé des deux bras et des deux jambes à cause d’une maladie foudroyante, il s’est tourné vers la natation grâce à Philippe Croizon, handicapé comme lui et qui a traversé la Manche à la nage. Il a encouragé Théo, l’a aidé et lui a transmis sa passion pour la natation.

 Autre cas qui mérite le plus grand respect, la judokate Sandrine Martinet. Médaille d’or à Rio, mal voyante depuis sa naissance, elle s’entraîne avec les valides depuis l’âge de neuf ans.

 En fauteuil depuis son plus jeune âge à cause d’une maladie de la moelle épinière diagnostiquée à 18 mois, Florian Merrien (médaille de bronze au tennis de table) a découvert son sport par hasard durant sa rééducation.

Mandy François-Élie est déjà une athlète d’un certain niveau quand, à l’âge de 18 ans, elle est frappée par un AVC (accident vasculaire cérébral) qui lui cause une paralysie de tout le côté droit. Elle  vient d’obtenir la médaille d’argent sur 100 mètres, en athlétisme, bien sûr !

100 M FEMMES T37

Née au Laos, pays d’Asie, Thu Kamkasonphou a découvert le tennis de table après son arrivée en France à l’âge de 12 ans. Très douée elle atteint rapidement un bon niveau avant d’être stoppée par une maladie 6 ans plus tard « un sang trop solide qui ne passe pas dans les petits vaisseaux » dit-elle. Elle a gagné la médaille d’argent à Rio, comme à Londres 4 ans avant.

 Enfin, Souhad Gazouani, médaille d’argent en haltérophilie, est frappée depuis sa naissance par une infection de la moelle épinière. « Même si j’avais la possibilité de réparer mon handicap, je ne voudrais pas le faire car ma vie est très bien comme ça ». Il s’agit quand-même d’un beau message !

Nous qui sommes bien portants, nous devons en tirer des leçons : d’abord, nous constatons que beaucoup de handicaps sont la conséquence d’accidents de deux roues (vélo, scoots, motos). Quand on est sur ces engins, on se croit parfois les rois du monde mais on n’a aucune protection et tout accident peut avoir de graves conséquences. Donc, attention, les Kids ! Restez chez les valides ! Retenez aussi le courage de toutes ces personnes qui vivent le plus normalement possible et considérez-les comme des valides, quand vous les rencontrez ! Bye, les Kids !

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