Mondial 2019 : Les Bleus face à la Corée réunifiée !

C’est une affiche totalement inédite, les kids, car jamais la Corée ne s’est présentée sous une bannière unifiée ! Et oui, ( et c’est souvent la magie du sport qui permet de passer au dessus de tous les clivages ), le récent rapprochement politique entre les deux Corée – Nord et Sud – se traduira sur le parquet même si l’équipe qui se présentera face aux Bleus ce lundi à 20h30 sera à forte connotation sudiste.

STAGE FRANCE

Le succès convaincant face à la Serbie (32-21) samedi soir a pleinement plongé les champions du monde dans ce Mondial après une entame délicate face au Brésil (24-22) vendredi. « Il ne faudra pas avoir un excès de confiance face à la Corée et livrer un match avant de bien préparer le rendez-vous de l’Allemagne », vise Didier Dinart qui, en conférence de presse dimanche matin, a bien précisé que Nikola Karabatic ne rentrerait pas face à la Corée. « Ce n’est pas après un premier entraînement qu’il pourra intégrer l’équipe. » Troisième du dernier championnat d’Asie (2018) la Corée a déjà subi deux larges défaites à Berlin, en ouverture face à l’Allemagne jeudi et samedi face à la Russie. Pour les Bleus, ce 3e match en quatre jours, sera une marche supplémentaire vers la qualif’ pour le tour principal… Avant de défier l’Allemagne, mardi à 20h30.

BRESIL-FRANCE (22-24)

Après l’EHF EURO 2018 où Dika Mem ( photo ) a effectué des prestations convaincantes, il est devenu aujourd’hui un élément sur lequel l’équipe de France s’appuie de plus en plus. Dika Mem confie se sentir à l’aise au sein de l’équipe double championne du monde ( source FFHB ) : 

En quoi un Mondial est-il différent d’un championnat d’Europe ?
La différence majeure, c’est la variété. Par exemple, nous avons affronté d’entrée le Brésil qui propose un jeu atypique que nous n’avons pas l’habitude de rencontrer. La richesse de ce sport, c’est de savoir s’adapter à toutes les possibilités offertes. Avec la nouvelle formule, il y a un match en plus à disputer qui pèsera forcément plus dans les jambes, dans le sprint final. Avec les rotations, je pense qu’on pourra faire face. C’est un travail d’équipe, un joueur brille un jour, le lendemain, c’est un autre. La force de notre équipe est de maintenir un très bon niveau avec les rotations.

STAGE FRANCE

Quels rapports entretiens-tu avec les plus anciens de l’équipe ?
Lors des premiers stages, les cadres nous mettent à l’aise. Je dois dire qu’ils sont superbes avec nous. Ils nous parlent beaucoup. Aujourd’hui, il y a plus de jeunes que d’anciens dans l’équipe et ces derniers, entre guillemets, n’ont pas le choix. Nous sommes obligés de faire ensemble, comparé aux années précédentes. Pour bien évoluer ensemble, on doit tous se sentir à l’aise.

Selon le sélectionneur Didier Dinart, tu fais déjà partie des cadres…
Didier a dit cela mais ce n’est pas vrai. Je ne me considère pas comme un cadre. Ce Mondial est ma troisième compétition sachant que je n’ai pas joué lors de la première. J’ai certes un peu plus joué lors de l’Euro 2018 mais je ne suis pas pour autant devenu un cadre. Des joueurs tels que Valentin Porte, Kentin Mahé ou Adrien Dipanda, sont des joueurs que l’on peut considérer comme des cadres qui font le lien entre nous et les anciens. Après, voilà, si j’ai des responsabilités, je ne vais pas les fuir.

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