Quand les footballeurs jouent la comédie (+ Vidéos)

Avec cette Coupe du monde de football qui débute ce soir ( on y est enfin ! Yes ! ), on espère vraiment, à la rédac‘, que vous n’aurez pas trop l’occasion d’assister à l’une des plus mauvaises habitudes de ce sport : la simulation. Et oui,…certains joueurs ont malheureusement pris un peu trop l’habitude d’effectuer un plongeon ou de simuler une blessure afin de faire croire à l’arbitre qu’une faute a été commise sur eux, l’objectif étant bien sûr d’obtenir un avantage de jeu (coup franc, penalty…) ou de faire en sorte que l’adversaire reçoive un carton. Grrrr…on n’aime pas, on déteste même ! 

Et cette pratique devient malheureusement un peu trop habituelle… En effet, il a été calculé que sur l’ensemble du Mondial 2014 au Brésil, les joueurs avaient passé un total de 118 minutes au sol avant de se relever et de continuer à jouer, ce qui représente au total 4 minutes par rencontre !

Mais les footballeurs ont-ils toujours joué ce type de comédie ?

Une publicité du journal anglais The Guardian dénonce avec humour la simulation avant le Mondial de 2004 

 

Petit plongeon en arrière… 
Il semblerait qu’avant les années 1930 les sportifs n’avaient pas trop de mal à rester sur leurs jambes. Mais ensuite, le football connaît une révolution qui va avoir de grandes conséquences : les joueurs deviennent professionnels. « Dans les années 1920, être fair-play, c’était accepter de mettre le ballon dehors quand on pensait que le penalty était injuste », note Pierre Lanfranchi, expert en football.  » Mais le professionnalisme va à l’encontre de cette idée : on est payé pour gagner des matchs, pas pour se faire plaisir ou faire du beau jeu ». Le phénomène est alors lancé, et il ne cesse de prendre de l’ampleur, en particulier après les années 1970 lorsque les enjeux financiers deviennent énormes et poussent les joueurs à rechercher la victoire à tout prix.  

 


Carton jaune ! 
La FIFA (Fédération nternationale de football) se décide alors enfin à intervenir en inscrivant dans les règles que toute simulation destinée à induire l’arbitre en erreur sera désormais sanctionnée d’un carton jaune. Mais alors, comment expliquer que la menace du carton ne fasse pas reculer les simulations ? Cela s’explique en partie par le fait que l’arbitrage est devenu beaucoup plus sévère avec certains types de tacles qui étaient autrefois acceptés. Ainsi, on a aujourd’hui plus de chances d’obtenir un carton jaune pour simulation, mais on a aussi plus de chances d’obtenir ce que l’on cherche. Et comme les joueurs sont encore très peu sanctionnés, le choix est donc vite fait… 

 

Comment dire… dans ce cas précis, l’art de la simulation est poussé à un très très haut niveau ! 

 

Simuler, c’est pas très fair play
A la rédac’, on trouve quand même dommage de voir ce sport, que l’on aime et si populaire, être entaché par un tel comportement. Et maintenant que les retransmissions à la télévision permettent aux spectateurs de voir et revoir tout ce qu’il se passe sur le terrain, on prend alors vraiment conscience de l’injustice que représente l’expulsion d’un joueur pour une faute qu’il n’a pas commise, ou encore la victoire d’une équipe grâce à un penalty qui n’était pas mérité.

Le fair play est une valeur essentielle du sport, même à un niveau professionnel. La simulation va à l’encontre de ce principe et c’est une des raisons pour lesquelles il faut l’éliminer du football comme de tout autre sport.

Aux Etats-Unis, il existait également un problème de simulation au basket, jusqu’à ce que la NBA ait recours à l’arbitrage vidéo pour sanctionner les joueurs pris sur le fait. Désormais, à chaque simulation, le joueur reçoit une amende de… 5 000 dollars ! De quoi leur faire passer l’envie de jouer la comédie. La rédac’ proposerait même d’augmenter la sanction financière tant les revenus des basketteurs sont importants. 

Cependant, dans d’autres sports « cos », comme au rugby, la simulation n’est pas courante, bien au contraire ! En 2015, l’arbitre Nigel Owens n’avait d’ailleurs pas vraiment aimé qu’un joueur écossais simule lors d’un match qui l’opposait à l’Australie. « Si vous plongez encore une fois comme ça, revenez dans deux semaines mais pas aujourd’hui. Attention ! ». L’arbitre voulant lui faire comprendre qu’il pourrait revenir simuler sur la pelouse de Newcastle quand la Coupe du monde de rugby serait finie et que les matchs de football auraient repris…Ça cââââsssse… !

Allez hop, c’est cadeau, on conclue par un autre phénomène qui pourrait être « césarisé »…

 

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