Ballon d’or féminin : Ada Hegerberg, à jamais la première ! ( + Vidéo )

On a beaucoup parlé de l’attribution du Ballon d’Or 2018 au croate Luka Modric. Mais une autre grande star du ballon rond a, elle aussi, été couronnée lundi dernier à Paris… Ada Hegerberg a en effet été désignée Ballon d’Or féminine ! Une grande première puisque depuis la création de cette récompense en 1956, jamais aucune joueuse n’avait reçu cette distinction. La norvégienne qui évolue sous les couleurs de l’Olympique Lyonnais entre donc dans l’histoire et devient « à jamais la première ». Voilà qui méritait bien un « portrait » sur votre site préféré. Et ce, d’autant qu’Ada (qui était en concurrence avec six autres lyonnaises dont Wendy Renard et Amandine Henry) n’est âgée que de 23 ans et sort d’une année tout simplement exceptionnelle avec : une victoire en Ligue des Champions (la troisième de sa carrière !) et un nouveau titre de Champion de France (le quatrième). 

Allez hop, c’est parti pour une présentation d’une joueuse d’une classe et d’une efficacité inouïes ( et pas besoin de « twerker » pour ça, Monsieur Martin Solveig… ): 

A gauche, Ada Hegerberg accompagnée de sa maman et de sa soeur, elle aussi footballeuse professionnelle, mais… au PSG !

Une affaire de famille
Dans la famille Hegerberg, je demande… la soeur aînée, Andrine, elle aussi joueuse professionnelle qui a longtemps côtoyé Ada en club (à Stabaek et au Turbine Potsdam) puis en équipe nationale. Avant que toutes deux ne deviennent de « véritables frêres…euh, pardon…de soeurs ennemies » puisque l’une évolue désormais à Lyon et l’autre… au PSG ! D’ailleurs, à propos de frère, le leur, Silas, a également le ballon dans le sang puisqu’il a joué en D2 Norvégienne. Tout comme le père, Stein Erick mais aussi… la mère, Gerd, ancienne attaquante de Toppserien (première division locale) ! Quand on vous disait, les kids, que chez les Hegerberg, la fibre du foot se transmet de génération en génération ! 

Une carrière en version accélérée  
Si Ada est une buteuse de feu (et la joueuse la mieux payée au monde), elle a connu un début de carrière tout aussi explosif. Après des débuts en 2010, à 14 ans seulement, en Toppserien avec le club de Kolbotn IL, elle dispute son premier match en équipe nationale, le 19 novembre 2011. En 2012, elle rejoint Stabaek où elle découvre pour la première fois la Ligue des Champions et remporte son premier titre (Coupe de Norvège). Le 11 mai 2012, l’attaquante se fait remarquer en inscrivant un quintuplé en 35 minutes face à Fart en championnat. Recrutée à l’hiver par le Turbine Potsdam, en Allemagne, elle y retrouve sa sœur Andrine. Mais à l’été 2014, Ada fait à nouveau ses valises et s’envole pour la France où elle s’engage avec l’Olympique Lyonnais (avec qui elle a prolongé en 2018).

Titi Henry, l’attaquant d’Arsenal, a beaucoup « inspiré » la buteuse norvégienne.

Les Gunners dans le coeur
Lorsqu’on l’interroge sur les joueurs qui la faisait « rêver » quand elle était plus jeune, Ada cite souvent Thierry Henry, l’ancien Gunner. D’ailleurs, dans une interview accordée au Journal Le Progrès en avril, elle déclarait : « À l’époque, on parlait souvent de Liverpool, et sûrement par esprit de contradiction, mon père est devenu fan de Leeds. Je ne comprends pas parce qu’ils perdent tout le temps ! Mon frère aussi, c’est trop. Il s’est fait tatouer l’écusson de Leeds. Ne me demandez pas pourquoi. Il est fou ! Ma sœur a toujours été pro Barça, et moi, j’aimais bien Thierry Henry ». Pas étonnant, dans ces conditions, que son premier maillot, enfant, fut celui d’Arsenal floqué du célèbre numéro 14 ! 

Une machine à empiler les buts
On terminera ce portrait d’Ada en vous donnant quelques chiffres, les kids. Et vous allez voir que la norvégienne (qui a pris ses distances avec sa sélection nationale) est une véritable « serial buteuse ». Débarquée à Lyon en 2014 donc, elle a remporté trois Ligue des champions (2016, 2017 et 2018), quatre championnats de France (2015, 2016, 2017 et 2018) et trois Coupes de France (2015, 2016 et 2017). Avec l’OL, elle a tout simplement inscrit plus de buts qu’elle n’a joué de matchs ! Et oui, en 147 rencontres, l’attaquante a inscrit 182 buts, soit une moyenne de 1,24 but par match ! Désignée meilleure joueuse de l’année par l’UEFA en 2016, elle a mis la barre très haute la saison passée en inscrivant 15 buts en Ligue des champions. Un record ! Quelle Championne ! 

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