Au fait…, Késako exactement la VAR… ?

Elle devait faire son apparition en Ligue des Champions lors de la saison 2019-2020… mais finalement, compte tenu des tests concluants (et peut être aussi des « erreurs » d’arbitrage commises lors des phases de poules), l’UEFA a décidé d’utiliser la VAR dès les huitièmes de finale, dès février prochain ! Alors, si vous êtes amateurs de foot, les kids, vous savez déjà très certainement ce qui se « cache » derrière ces trois initiales de V.A.R mais pour d’autres, c’est peut-être un peu plus « mystérieux »… Pas de panique, la rédac’ est là ! C’est pourquoi on vous propose un tiote explicatif en version accélérée sur l’Assistance Vidéo à l’Arbitrage puisque c’est d’elle dont il s’agit (NDLR : VAR étant un acronyme anglais de Video Assistant Referees)… 

GALATASARAY-FENERBAHCE (2-2)

Une aide mais pas une vérité absolue
Comme d’autres championnats européens avant elle, notre Ligue 1 s’est déjà dotée, cette année, de la VAR. Certains diront qu’il était temps. D’autres, plus réticents pour ne pas dire hostiles, l’ont regretté estimant que cela allait « dénaturer » les matches mais aussi… créer une différence avec les autres championnats de foot français (à commencer par la Ligue 2). Mais que l’on soit pour ou contre, l’assistance vidéo (déjà utilisée d’ailleurs au rugby ou encore au handball depuis plusieurs années) est là et il faut faire avec. Et il faut avouer que depuis le début du championnat, elle a permis d’éviter certaines erreurs, de confirmer certains choix ou encore de rectifier des mauvaises décisions même si elle n’a pas tout résolu. Ce qui n’est pas scandaleux puisque la VAR n’est pas là pour permettre un arbitrage infaillible ! Comme son nom l’indique, elle a pour but d’aider le corps arbitral. Pas de s’y substituer. « Il ne faut pas croire que ça résoudra tout, déclarait il y a quelques temps l’ancien arbitre Joël Quiniou. Il y aura toujours une incertitude dans la justesse de la décision. En revanche, les arbitres ressentiront peut-être moins de pression, plus de sérénité de savoir qu’ils peuvent être suppléés.»

MARSEILLE-PSG (0-2)

Appui psychologique pour les arbitres, la VAR devrait également « freiner » certains joueurs habitués à « tirer le maillot » mais aussi faire le baisser le nombre de simulations et de contestations. Cela a d’ailleurs été le cas l’année dernière en Italie où celles-ci ont diminué, en Série A, de 43% (pour les simulations) et de 20% (pour les contestations). Depuis le début de la saison, en Ligue 1, on a également remarqué que la VAR pouvait être très utile pour valider (ou invalider) un penalty. Même si là encore, impossible d’envisager le « sans faute » en la matière. Car, au final, l’arbitre reste le dernier décisionnaire et, comme le rappelle Joël Quiniou :  « l’arbitre reste un homme avec ses failles

MONACO-PSG (0-4)

Quand la VAR est-elle utilisée ?
L’assistance vidéo est utilisée uniquement en cas d’erreurs claires et évidentes ou encore d’incidents non détectés par l’arbitre. Concrètement, quatre situations de jeu peuvent amener l’arbitre à s’appuyer sur la VAR…
1 – Après un but marqué (validé ou non).
2 – Sur une situation de penalty (sifflée ou non).
3 – Sur une exclusion directe.
4 – Sur une erreur d’identité (un carton attribué à un joueur à la place d’un autre, par exemple).

Quelles formes peut prendre l’assistance vidéo ?
Dans la pratique, voici comment la VAR fonctionne. Un incident de jeu se produit, rentrant dans les quatre situations décrites ci-dessus. Immédiatement, l’arbitre assistant vidéo, installé dans une cabine ou dans un car d’assistance prévient, grâce à une oreillette et un micro, l’arbitre central de la situation litigieuse. Celle-ci est visionnée plusieurs fois par l’arbitre assistant vidéo (tous les faits de jeu sont contrôlés et analysés en continu par l’arbitre assistant vidéo). L’arbitre assistant vidéo informe alors l’arbitre principal de ce que la vidéo montre et de la décision qui doit être prise. L’arbitre a alors deux possibilités : soit il accepte la décision de l’arbitre assistant vidéo et l’applique… soit il décide d’aller lui-même visionner les images de l’action sur le bord du terrain pour faire son propre avis. Bien entendu, l’arbitre central peut également faire appel lui même à l’assistance vidéo quand il a un doute sur un fait de jeu. 

BAYERN MUNICH-HOFFENHEIM (3-1)

Quelles conséquences sur le jeu ?
Pour les spectateurs qui suivent la rencontre devant leur télé, la VAR est facile à comprendre puisqu’ils peuvent voir, en même temps, les images visionnées par l’arbitre assistant vidéo dans son car. Avec les mêmes angles de caméra qui vont permettre à l’assistance vidéo de prendre sa décision. C’est « un peu » plus compliqué pour les personnes présentes au stade qui ne savent pas toujours pourquoi le match est interrompu (même si lors du recours à l’assistance vidéo un message est diffusé sur les écrans géants du stade les informant du recours à la VAR). L’IFAB (International Football Association Board) qui est chargé de superviser, d’étudier et de modifier les règles du jeu réfléchit d’ailleurs à une solution pour montrer les images dans le stade. Et les joueurs dans tout ça ? Il est clair qu’eux aussi doivent s’adapter à cette nouvelle règle qui a tendance à couper voire « hacher » le jeu. On laissera le mot de la fin au capitaine des Verts de Saint-Étienne, Loïc Perrin qui déclarait à propos de la VAR : « J’étais pour avant ! C’est tellement compliqué pour les arbitres, ça va tellement vite, mais il faut l’utiliser à bon escient. En tout cas, ça va aider à avoir un football plus juste, à prendre une décision la plus juste possible, même si ça coupe un peu le match, et les résultats en dépendent. »

Alors les kids, vous avez pu vous faire un avis ?… Pour ou contre la VAR ? 

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