Tour de France 2018 : La fin d’une histoire ? ( + Vidéo )

L’histoire d’amour entre la Grande Boucle et le grand public ne date pas d’hier, les kids ! Mais en 2018, pour la 105 e Edition, on sent vraiment qu’il y a comme un peu « d’eau dans le gaz »….Sifflets et huées au bord de la route au passage des coureurs, tentatives de coups sur le Britannique Christopher Froome à son passage lors de la montée à l’Alpe d’Huez, audiences TV en baisse lors de la diffusion des étapes…Bref,…on se demande sincèrement si le Tour de France n’est pas arrivé à la fin d’un cycle et s’il n’est pas en danger.

Même les spécialistes se posent la questiont comme le respecté Marc Madiot, manager de l’équipe Groupama-FDJ, qui n’y est pas allé par le dos de la cuillère dans l’émission Vélo-Club diffusée sur France Télévisions : « Je pense que le Tour est en danger. Le cyclisme a un problème de crédibilité. Il n’y a plus le même enthousiasme. On le sent, il suffit de s’adresser aux gens sur le bord de la route pour le sentir… ». Gloups…

Concernant Froome – et même si ces tentatives de coups portés par ces abrutis sont d’une bêtise absolue ! –  on sent bien que les amoureux du cyclisme ( et ils sont nombreux ! ) n’ont pas compris qu’il puisse être « blanchi » à cinq jours du Tour malgré un contrôle anti-dopage anormal au salbutamol ( produit interdit prescrit pour les asthmatiques ) l’été dernier mais plus que cela, on sent bien qu’ils sont maintenant défiants à l’égard de tout un système bien trop opaque dont ils ne semblent plus vouloir, une bonne fois pour toutes.

Plus que ces problèmes de dopage dont le cyclisme n’arrive pas à se défaire, on sent aussi que le scenario du Tour ne plait plus car trop « écrit à l’avance » avec moins d’attaques spontanées individuelles, des coureurs muselés par leur staff,  une ou deux équipes leaders qui « écrasent » la course,…bref, chaque année, l’histoire que l’on veut nous raconter chaque jour pendant trois semaines, manque de plus en plus de suspense, de rebondissements et d’émotions à faire partager.

ST PAUL TROIS CHATEAUX/MENDE

Une histoire qui ne dispose plus aussi de héros. Où sont les coureurs, Français ou non, qui faisaient rêver les grands et les petits par leurs exploits, inattendus et plein de panache, qu’ils réalisaient sur leur vélo en dehors des « consignes » mais aussi auxquels les gens s’attachaient grâce à leur sympathie, leur simplicité et leur charisme ? Vous l’aurez compris, les kids, ce Tour de France semble devenir de plus en plus une Histoire sportive dont on veut nous faire croire qu’elle correspond encore à son esprit originel mais qui n’a plus de héros, dont le scénario est écrit à l’avance et qui bafoue les règles du sport. Cette Histoire est donc maintenant à ré-écrire si elle veut encore nous faire rêver. 

MILLAU/CARCASSONNE

En attendant ce retour aux sources de la Grand Boucle,…( restons optimistes…), place à une journée de repos avant l’étape de mardi entre Carcassonne et Bagnères-de-Luchon (étape 16, 218 kms) entre avec les deux coureurs « Sky » toujours en tête au classement général puisque Geraint Thomas a réussi à préserver son maillot jaune devant Christopher Froome. Geraint Thomas n’en finit pas de se délecter de cette position de leader et il déclarait sur le site officiel du Tour au sujet de l’étape courue hier, lundi 22 juillet entre Millau et Carcassonne : « Il y a eu de nombreuses attaques dans la première heure, mais nous avons fait en sorte que l’échappée ne soit pas trop dangereuse. Quand Dan Martin a attaqué, nous savions qu’il avait 7  minutes de retard, nous sommes restés calmes. Ensuite, c’est à nouveau devenu un peu stressant dans le final, notamment lorsqu’il y a eu  des attaques dans la descente, avec Romain Bardet par exemple. Mais nous avons bien contrôlé la situation, il n’y a pas eu de panique. Je n’ai pas spécialement peur de la reprise après la journée de repos, surtout que ce sera une longue étape. Au cas où la remise en route est un peu difficile, ça laisse un peu plus de temps pour revenir dans le sujet.
Porter le  Maillot Jaune du Tour c’est unique, j’y pense depuis que je suis gamin. Je me suis  un peu habitué à ça avec Paris-Nice, puis le Dauphiné, et aussi quelques jours sur le Tour l’année dernière. C’est un énorme honneur, je fais la course de ma vie. Dans les Pyrénées, ce sera 50 % dans les jambes, 50 % dans la tête. La troisième semaine est dure pour tout le monde ». 

Allez, fais nous rêver Geraint ! Libère toi, lâche les chevaux, attaque en dehors des consignes, quitte à ré-écrire le scénario qui semble prévu et qui se concluerait automatiquement par une victoire finale de ton « leader » Froome. Que le meilleur gagne et à la régulière ! Faîtes nous rêver les gars, dans un duel fratricide de ouf ! Vous en sortirez tous les deux gagnants au Final et le Tour aussi ! 

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