Et ping, un champion d’Europe !

40 ans ! Cela faisait 40 ans qu’un Français n’était pas devenu Champion d’Europe de tennis de table. C’était en 1976 et il s’appelait Jacques Secrétin. Vous vous rendez compte les kids… 1976 ! A cette époque le portable n’existait pas (les téléphones oui mais avec un fil), les premières consoles vidéos n’étaient pas encore arrivées en France et côté musique… Non, on oublie ! Vous allez penser qu’on vous parle de « dinosaures » ou « d’extraterrestres ».

Bref, grâce à Emmanuel Lebesson, nous avons un nouveau Champion d’Europe de tennis de table. On va donc en profiter pour vous parler un peu de ce sport de raquettes – le plus pratiqué au monde – souvent associé à un loisir mais qui est bel et bien une vraie discipline, présente aux Jeux Olympiques depuis 1988.

Ping-pong ou tennis de table ?
On commence d’ailleurs par évoquer le « différence » entre tennis de table et ping-pong. Alors, ça va être simple… il n’y en a pas et les deux se disent ! Certains ont tendance à parler de ping-pong quand il s’agit de jouer en vacances, en famille ou entre potes… et de tennis de table quand on le pratique en compétition. Mais au final, les pongistes, eux, (c’est ainsi que l’on appelle les joueurs de tennis de table les kids) préfèrent nommer ca le ping. Et pour en finir avec cette histoire « de nom », sachez qu’autrefois cette discipline a aussi été appelée le… pim-pam.  

TENNIS DE TABLE - JO 2012 ding (ning) - (chn) - kim (kyungah) - (cds) -
La Chine domine la discipline. Ici Ding Ning (de face), la Championne Olympique en titre.

Suprématie chinoise
Tiens, à propos d’histoire, le ping n’a pas été inventé en Asie… Même si on pourrait le croire tant les sportifs asiatiques dominent la discipline depuis des années. A Rio, la Chine a d’ailleurs remporté le titre par équipe chez les hommes comme chez les femmes. Et en individuel ? Ne cherchez pas, là encore les champions olympiques sont… chinois ! Ils se nomment Ma Long chez les garçons et Ding Ning chez les filles. Quand on vous dit qu’ils sont les plus forts ! Mais l’origine de ce sport, elle, est bien britannique.

Drôles de balles et de raquettes
C’est, en effet, en Angleterre, à la fin du 19ème siècle que le ping aurait vu le jour. Il semblerait qu’il soit le fait de notables qui, ne pouvant jouer au tennis sur le gazon à cause de la pluie, auraient eu l’idée d’utiliser une table de salle à manger pour improviser une partie… Avec des boîtes de cigares en guise de raquettes et un bouchon de champagne à la place de la balle. Mais très vite, on se met à jouer avec des raquettes en corde et des balles en caoutchouc avant l’arrivée de la balle en celluloïd que l’on connaît, au début du 20 ème siècle.

TENNIS DE TABLE - GERMAN OPEN - 2016 31.01.2016, Max Schmeling Halle, Berlin, GER, German Open 2016, im Bild Ho Ching Lee (HKG) bei der Angabe // during the table Tennis 2016 German Open at the Max Schmeling Halle in Berlin, Germany on 2016/01/31. EXPA Pictures © 2016, PhotoCredit: EXPA/ Eibner-Pressefoto/ Wuest *****ATTENTION - OUT of GER*****
Les trois principales méthodes pour tenir la raquette sont la prise classique ou européenne, la chinoise et la coréenne.

Du baby-ping aux « side spin » 
Aujourd’hui, le tennis de table peut se pratiquer dès l’âge de 4 ans grâce au baby-ping (ou « premier pas pongiste ») mis en place par la Fédération Française de Tennis de Table (FFTT). Une découverte qui se fait avec du matériel adapté (raquettes plus petites et plus légères, balles en mousse plus grosses) et qui va permettre aux débutants de développer leur motricité et leurs réflexes mais aussi de se familiariser avec les premiers gestes du ping. Ensuite, vers l’âge de 8 ans environ, il est possible de jouer avec les vraies règles et d’apprendre les services liftés ou coupés, les « side spin » et les « blocs » (ndlr : noms de quelques coups et techniques)… Avant de démarrer la compétition.

Et hop, on finit avec une petite vidéo et ce point incroyable!:

 

 

Retrouve toutes les interviews ici