La pelote basque : un sport de tradition

Les Kids, à la rédac, on aime bien vous faire découvrir de nouvelles disciplines sportives… Des activités « qui montent » mais aussi certaines très anciennes mais mal connues car très rarement mises à l’honneur dans les magazines ou à la télé. Celle « du jour » est bien plus qu’un sport. C’est aussi une tradition, le reflet d’un certain art de vivre et une « spécialité régionale ». Même si elle est pratiquée aujourd’hui dans de nombreux pays (comme l’Argentine) et s’il existe des compétitions internationales.  Mieux ! Cette discipline était même inscrite au programme officiel des JO de Paris en 1900 (certes avec seulement deux équipes représentées) mais aussi en tant que sport de démonstration aux Jeux Olympiques d’été de 1924, 1968 et 1992 ! Il était donc temps de mettre à l’honneur sur votre site préféré… la pelote basque ! 

 

 

La pelote basque est bien plus qu’un sport. C’est une véritable tradition.

 

Descendant du jeu de paume
Les jeux de balle, pratiqués déjà à l’Antiquité, sont très certainement les plus vieux jeux de l’histoire de l’Humanité… Et comme le tennis, la pelote basque tire son origine du plus « célèbre » d »‘entre eux : le jeu de paume. Initialement pratiqué à main nue ou avec un gant de cuir, il consistait à s’envoyer une balle, soit en face à face, soit en frappant dans un mur, en individuel ou « par équipe ». Les basques ont adapté ce jeu à leurs propres coutumes, conservant l’essence du jeu historique tout en y intégrant des installations et équipements spécifiques. Ainsi, la tenue du pelotari (comme on appelle le joueur de pelote) a très peu évolué au fil des siècles et comporte toujours notamment un pantalon blanc (traditionnel du Pays-Basque) et un polo aux couleurs du club pour lequel on joue. La Fédération Française de Pelote Basque a d’ailleurs été créée en 1921 à Bayonne (et la fédération internationale en 1929) ! Une compte plus de 300 clubs, près de 21 000 licenciés mais aussi environ 60 000 pratiquants réguliers (source FFPB).

 

 

Chistera ou Pala, à chacun sa spécialité
D’une façon générale, le principe de la pelote basque est d’envoyer, directement ou après un rebond, la pelote contre un mur principal (le frontis) afin qu’elle retombe sur l’aire de jeu (la cancha). Le point s’achève lorsqu’une équipe commet une faute ou si elle ne parvient pas à relancer avant le deuxième rebond. Mais, en réalité, on distingue dans la pelote basque différentes « spécialités » :
– la « Main Nue ». Comme son nom l’indique, cette spécialité ne fait appel à aucun instrument puisque les joueurs renvoient la balle uniquement à l’aide de leurs mains nues.
– le « Chistera Joko Garbi » ou « Limpio » (jeu pur).  Ce jeu se joue par équipes de trois joueurs quand il est pratiqué en plein air et par équipes de deux joueurs en fronton mur à gauche de 36 mètres. Les pratiquants utilisent un « gant » en osier tressé pour renvoyer la balle.
– la « Cesta Punta » (ou grande chistera). C’est certainement la spécialité la plus connue du grand public. Elle ne se joue qu’en France. La forme du gant (avec une courbe accentuée et une poche) permet de faciliter la réception et le blocage de la pelote.
– la « Paleta Cuir et Pala Corta ». Dans cette catégorie, on utilise une « pala » qui est un instrument en bois dérivé de la raquette pour frapper la balle en la tenant soit dans la main gauche, soit dans la main droite.
– la « Paleta gomme creuse ». Elle se pratique avec un « paleton », c’est-à-dire une paleta spécifique constituée de lamelles de bois exotiques. La pelote en gomme vive permet de réaliser de multiples effets.
– la « Paleta gomme pleine ». C’est certainement la « variante » de la pelote basque la plus simple à appréhender. Elle se joue à deux contre deux, et se pratique sur toutes les aires de jeux. 
– le « Xare ». Appelé aussi « raquette argentine », il se joue avec un instrument constitué d’un arceau en bois courbé, et d’un filet en corde (flasque) en toile d’araignée au milieu. La pelote n’est pas frappée mais relancée avec force, ce qui donne un jeu très vif et rapide.
– le « Frontenis ». Véritable « rencontre » entre le tennis et la pelote basque, il se pratique avec une tennis de raquette « renforcée » et une pelote en guise de balle.
– le « Pasaka ». Une spécialité directement dérivée du jeu de paume et qui est pratiquée aujourd’hui uniquement dans le Pays Basque.
– le « Rebot ». Ce jeu se joue en plein air. Il oppose deux équipes de cinq joueurs qui se font face de part et d’autre d’une ligne tracée qui délimite deux camps inégaux.

 

 

La « Main nue » est certainement la plus ancienne des spécialités de la pelote basque.

 

 

Trinquet ou fronton, à chacun sa surface de jeu
Il vous faut également savoir que la pelote basque – en fonction de ses spécialités – se pratique sur différentes aires de jeux. Avec deux grands types d’installations propres à la pelote : les « terrains couverts et ceux non couverts. Ainsi, le trinquet est une installation couverte qui se compose d’une surface de jeu de 28,50 mètres de longueur entourée de quatre murs (le mur de frappe, les murs latéraux et le mur du fond. Les spécialités qui y sont jouées sont la main nue, le pasaka, la paleta cuir, la paleta gomme pleine, la paleta gomme creuse et le xare. De son côté, le fronton place libre est l’installation de plein air historique de la pelote basque. Il est d’ailleurs présent dans de très nombreux villages. Composé d’un seul mur (le mur de frappe) avec un sol en terre battue ou en dur, il est utilisé dans le cadre des championnats d’été pour les spécialités suivantes : main nue, rebot, joko-garbi, grand chistera, grosse pala, paleta cuir, paleta gomme pleine. Parmi les autres installations on trouve également « le mur à gauche » et le « jaï alaï ». On finira cette présentation en vous parlant « un peu » de la pelote en elle-même… une « petite balle » souvent en cuir qui peut atteindre une vitesse de 300 km/h à la « Cesta Punta » notamment. Et c’est pourquoi les pratiquants portent un casque et des lunettes.

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