« Les Focus du W-E » : Thomas Voeckler (+ Vidéos)

À la Rédac’, on s’est dit que ce serait intéressant de revenir sur la carrière de grands champions français ou étrangers que certains d’entre vous n’ont peut-être pas pu voir en activité. Vous pouvez peut-être les connaître grâce à des best-of de leurs perfs’ sur YouTube ou alors carrément ne jamais même en avoir entendu parler ! Mais ça, on ne vous en veut pas car vous êtes jeunes, les kids, et la Rédac’ est là pour vous apporter de nouvelles connaissances ! Allez hop, aujourd’hui, on va s’attaquer au cas Thomas Voeckler.

 

Un début en fanfare chez les pros

Thomas Voeckler est né en Alsace, à Schiltigheim, mais c’est en Martinique qu’il a découvert le cyclisme. Il va faire ses premières classes dans l’école cycliste du Lamentin avant d’intégrer le club cycliste de Trinité. Ensuite, il va revenir en France métropolitaine, en Vendée plus précisément, à ses 17 ans pour continuer ses études. Il va alors intégrer l’équipe amateure Vendée U, dirigée par un certain Jean-René Bernaudeau. Dans les catégories jeunes, il va se faire remarquer en finissant deuxième de Paris-Roubaix Espoir et en remportant le Vélo d’Or Espoir de Vélo Magazine. sachant qu’on peut considérer le Vélo d’Or comme le Ballon d’Or pour le football. 

C’est en 2004 que Thomas « Ti-Blanc » Voeckler est devenu un grand nom du cyclisme français. L’été de cette année-là, il a revêtu la tunique jaune sur le Tour de France. Il devient alors le chouchou des spectateurs qui venaient sur le bord des routes pour l’encourager. Le Maillot Jaune est resté 10 jours sur ses épaules avant qu’il ne le perde au profit de Lance Armstrong. Il finira finalement à la 18ème place du classement général, mais aura marqué les esprits. 

Les années suivantes, Thomas va enchaîner les courses afin d’engranger encore plus d’expérience. Ce qui lui réussit car il s’impose notamment en 2009 sur une étape du Tour de France en solitaire, à Perpignan. L’année suivante, il est encore plus en forme et remporte le Championnat de France et va passer un an avec le maillot bleu-blanc-rouge sur le dos. Toujours en 2010, il décroche une nouvelle victoire sur la Grande Boucle, attaquant à une vingtaine de kilomètres ses compagnons d’échappée dans un col classé hors catégorie. Une nouvelle perf’ de haut vol ! 

 

Le retour du Maillot Jaune

L’année 2011 est probablement celle durant laquelle Thomas Voeckler est au summum de son art. Et le Tour de France va parfaitement le révéler. Au début de la 2ème semaine de course, Thomas se pare de nouveau de jaune après une étape à l’avant de la course. Cette fois encore, il a dû lutter corps et âme pour tenter de conserver sa place de leader du classement général. Avec des adversaires comme les frères Schleck, Franck et Andy, Cadel Evans ou encore Alberto Contador, la tâche était tout sauf facile. Sur certaines étapes, si Thomas a perdu du temps, sans que ce soit impactant au classement, il a été capable, sur d’autres, de tenir tête aux mastodontes de la discipline.

C’est malheureusement à 2 jours de l’arrivée à Paris que Voeckler perd le Maillot Jaune au profit d’Evans. Pendant que son coéquipier Pierre Rolland s’impose au sommet de l’Alpe d’Huez, Thomas se force à suivre les attaques de Contador. Grand mal lui en a pris car ce sont ces efforts répétés qui lui coûteront sa tunique. Il finira à la 4ème position du classement général final. Le meilleur classement d’un français depuis le début des années 2000. 

En 2012, il revient sur les routes françaises avec des objectifs biens différents. Il est là pour jouer les étapes, et c’est exactement ce qu’il va faire. Thomas Voeckler remporte la 10ème et la 16ème étape. Et dans le même temps, il récupère le Maillot à Pois de meilleur grimpeur. Quitte à porter cette tunique, autant la ramener sur les Champs-Élysées. Thomas s’est alors acharné à défendre son statut de meilleur grimpeur du Tour et arrive à Paris tout de blanc à pois rouges vêtu. C’est une nouvelle grande perf’ du chouchou des français ! 

 

La fin d’une ère, le début d’une autre

Les années suivantes furent mitigées, et plus on avançait dans le temps, plus on ressentait que Thomas Voeckler n’était pas dans d’aussi bonnes conditions qu’au début des années 2010. Il prendra sa retraite sportive en 2017, après 18 ans de haut niveau. Il aura aussi été très fidèle à son équipe et son directeur sportif puisque depuis Vendée U jusqu’à Direct Énergie, il aura tout le temps couru sous la houlette de Jean-René Bernaudeau. 

Il aura créé un engouement autour de lui, qui ira jusqu’à porter le nom de « Voecklermania« . Ce qui montre à quel point il était aimé des spectateurs et supporters français. Par contre, au sein du peloton et dans les pays étrangers, ce n’était pas la même histoire. Les autres coureurs n’étaient pas vraiment fans de ce garçon de caractère et qui aurait « une cote de popularité trop importante par rapport à ses résultats sportifs« . Voeckler s’en fichait, et il avait bien raison !

Pour ce qui est des supporters étrangers, ce sont surtout les hollandais qui lui étaient hostiles. Tout cela vient de la 9ème étape du Tour 2011, où Thomas récupère le Maillot Jaune. Dans l’échappée se trouvait le coureur des Pays-Bas Johnny Hoogerland. Ce dernier a été envoyé dans les barbelés qui bordaient la route après un accrochage entre un autre homme du groupe de tête et une voiture de France Télévisions. Le fait est que le reste de l’échappée n’a pas attendu le coureur de l’équipe Vacansoleil et que Thomas Voeckler serait à l’origine de cette décision. 

Maintenant, Thomas Voeckler est devenu consultant pour de nombreux médias, passant d’Eurosport à l’Équipe, sans oublier France Télévisions. Il est souvent sur une moto au cœur de la course, notamment sur le Tour de France. Depuis 2019, il est aussi à la tête de l’équipe de France de cyclisme sur route. Et cette nomination a été couronnée de succès à deux reprises grâce aux 2 titres mondiaux consécutifs de Julian Alaphilippe en 2020 et 2021. 

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