Les expressions mystérieuses du Tour de France décryptées !

Pas de panique les kids, après la finale de nos Bleus dimanche, vous pourrez encore vous occuper tous les jours en regardant le Tour de France jusqu’au 29 juillet. Et à la rédac’, on a décidé que cette année, on serait au point sur toutes les expressions utilisées par les commentateurs et sur les stratégies mises au point par les « coureurs » (c’est-à-dire les cyclistes). 

En effet, le cyclisme est souvent perçu comme un sport individuel, dans lequel « le plus rapide gagne ». Mais en réalité, ce sport est avant tout collectif : les stratégies mises en place par les équipes sont primordiales pour gagner.

Cette année, 22 équipes de 8 joueurs s’affrontent sur les routes françaises de « la Grande boucle ». Chaque équipe, sponsorisée, porte le nom d’ une marque, ce ne sont donc pas des clubs ou des équipes nationales comme dans la plupart des sports. Vous imaginez les kids, c’est comme si Nesquik ou Canard WC créait une équipe de foot en réunissant des stars du ballon rond !

 

Chaque année, la « caravane » du Tour est très attendue. Les marques décorent leurs voitures et distribuent tout au long de la route des cadeaux pour les spectateurs !

Le vocabulaire farfelu du tour

« Bonjour, et bienvenue à ceux qui nous rejoignent pour cette 10ème étape du Tour de France. Hier, après un splendide contre-la-montre de 35 km, les écarts se sont creusés entre les principaux favoris. Mais la route est encore longue aujourd’hui : 158 km ! Et un groupe de quelques coureurs, d’équipes différentes, a déjà fait une échappée et conserve 2 minutes d’avance sur le peloton. Romain Bardet, en tête, semble avoir la socquette légère en ce début de parcours. Mais attention à l’arrivée en montagne… Pour franchir ce col, beaucoup de coureurs en danseuse ont fini sur la jante ! Et notamment Marcel Kittel, habitué du gruppetto. » pourraient commenter Alexandre Pasteur et Franck Ferrand à l’antenne de France Télévisions.  

Attendez, attendez… mais késako ??? No panic…, on s’la refait avec quelques explications…

Comme nous l’avons vu, pour gagner le Tour de France, il ne faut pas forcément être celui qui roule le plus vite tout le temps. Cela semble paradoxal dans un sport individuel, mais pendant la plupart des étapes, les coureurs restent groupés en « peloton » pour s’économiser. En effet, les études montrent que l’on conserve énormément d’énergie en se plaçant derrière d’autres cyclistes qui nous protègent de la force du vent.

Mais parfois, un ou plusieurs coureurs font une «échappée» : ils accélèrent afin de se sortir du peloton et de se placer en tête de la course. S’ils ont ce qu’on appelle « la socquette légère », alors ils auront l’air de pédaler facilement et très rapidement.

Cependant, lors d’épreuves de contre-la-montre, les coureurs doivent mettre l’accent sur la gestion de leur effort personnel et ne peuvent plus compter sur l’aide de leurs coéquipiers. En effet, les participants prennent alors le départ de la course chacun leur tour et non tous ensemble afin de réaliser le parcours le plus rapidement possible.  

Christopher Froome, leader de l’équipe Sky, en « danseuse » lors de la montée d’un col l’année dernière

Un chemin à travers les cols de montagne 

Outre les épreuves de contre-la-montre ou de plaine, il existe également des étapes en montagne. Durant celles-ci, le sportif doit parfois se mettre en « danseuse », c’est-à-dire se tenir debout sur son vélo et non plus assis sur sa selle, afin d’appuyer plus fort sur les pédales. Cette position est très utilisée en montée, mais elle consomme davantage d’énergie. A la fin de la journée, les coureurs peuvent « finir sur la jante », c’est-à-dire être exténués.

Mais tous les compétiteurs ne sont pas forcément à l’aise dans ces étapes de montagne. Certains se retrouvent souvent à la traîne dans ce que l’on appelle le « gruppetto », petit groupe formé à l’arrière de la course pour s’entraider.

… Alors, ça y est, vous « tchatchez cyclard » maintenant les kids ? Bon, de mon côté , maintenant que l’article est écrit, je vous laisse et « je pars en facteur » ( j’accélère progressivement tranquillou pour fausser compagnie à mes compagnons d’échappée quoi…;)) 

Retrouve toutes les interviews ici