Les Alpes sont françaises !

Le Tour des Alpes vient tout juste de se terminer et ce qu’on peut en tirer, c’est que les Français ont été omniprésents sur la semaine. Et encore plus pendant la dernière étape d’aujourd’hui, qu’on a vécu sur deux niveaux.

 

Thibaut Pinot,  1 000 jours plus tard

Ça commençait à faire long, depuis le 12 Juillet 2019 et la dernière victoire de Thibaut Pinot en haut du Tourmalet sur le Tour de France. Tout le monde s’en souvient, c’est sûr. Et même si vous n’avez plus en tête les images de Pinot levant les bras, vous devez au moins vous souvenir de Marc Madiot encourageant son poulain de toutes ses forces sur le bord de la route : « T’es grand ! T’es très grand ! ». Mais depuis, plus rien. Plus de bouquet à l’arrivée d’une étape ou d’une classique. Thibaut a passé presque 3 ans de galères avec des blessures et des périodes de méformes. Jusqu’à aujourd’hui !

On avait déjà retrouvé le « Tibopino » que l’on connaissait dans les étapes précédentes, mais pendant cette 5ème et dernière journée du Tour des Alpes, on a eu le droit à celui des grandes occasions. Déjà échappé hier, et terminant à une terrible 2ème place, Thibaut n’a pas baissé les bras et est reparti à l’avant de la course aujourd’hui. Il s’est fait accompagner par 14 autres coureurs pendant un certain temps. Puis le groupe s’est éparpillé jusqu’à ce qu’on ne retrouve plus que 5 hommes à l’avant. Ensuite, à la force des jambes, le coureur de la Groupama FDJ a lâché ses compagnons à 43km de l’arrivée sauf un, David de la Cruz. Le Français et l’Espagnol ont pédalé ensemble jusqu’à l’avant-dernière difficulté de la journée, dans la descente de laquelle le coureur d’Astana s’est détaché. Heureusement, Thibaut est revenu sur lui sur le plat qui suivait. 

Du cauchemar au rêve éveillé

À l’approche de la dernière côte à gravir, Pinot a eu un problème mécanique. Et là, on se dit qu’il n’a vraiment pas de chance. Mais le problème a pu être réglé sans descendre du vélo et donc en perdant moins de temps. Mais, chose qu’on ne voyait pas à l’écran, de la Cruz avait attendu son compagnon d’échappée. Un geste de fair-play qu’on ne peut qu’applaudir. Il aurait très bien pu partir devant sans se retourner une seule seconde. Mais il ne l’a pas fait. Bravo Monsieur !

Dans des pentes à 12% de moyenne sur 3km, c’est le Français qui a su tirer son épingle du jeu et passer le sommet en tête. Mais comme on l’avait vu dans la descente précédente, de la Cruz était plus à l’aise dans l’exercice et est revenu à son rythme dans la roue de Pinot. La gagne allait donc se régler au sprint sur un terrain en légère montée. Dans une dernière accélération, Thibaut Pinot a déposé son adversaire et s’est adjugé la dernière étape du Tour des Alpes !

 

L’efficacité signée Bardet

Comme on l’a dit, l’étape se déroulait sur deux niveaux, puisque le peloton des favoris avait laissé plus de 10min d’avance à l’échappée. Au départ de l’étape, Romain Bardet (Team DSM) n’était qu’à 2sec du leader Pello Bilbao (Bahrain – Victorious). Il aura fallut attendre le dernier gros mur pour voir les mieux placés au classement général bouger. C’est Romain Bardet qui, après que Richie Porte ait augmenté le rythme, a porté la première vraie attaque. Il a réussi à semer la majorité de ses adversaires et n’amenait dans sa roue que son coéquipier Thymen Arensman et Michaël Storer, coéquipier du vainqueur de l’étape du jour et ancien de chez DSM.

Les trois larrons se sont donnés pour ne pas revoir Bilbao et ont réussi à terminer à plus de 30sec de ce dernier. Avec un écart pareil, Romain Bardet s’est offert le Tour des Alpes. ces compagnons du jour l’ont rejoint sur le podium du classement général : Storer 2ème et Arensman 3ème. On ajoutera qu’Arensman repart avec le maillot du meilleur jeune. Et on soulignera la belle 5ème place finale pour Attila Valter, autre coureur de la Groupama FDJ. 

Et quoi de mieux qu’un résumé de cette 5ème et dernière étape du Tour des Alpes ? C’est ce qu’on vous propose juste après, les Kids !

Retrouve toutes les interviews ici