L’Abécédaire de la Capoeira

« Bom dia » ami sportif. Aujourd’hui, place à la découverte avec un petit « voyage » du côté du Brésil pour te présenter un sport – où un art martial pour certains – qui mélange combat, danse, musique et chant. Cela s’appelle la Capoeira et nécessite souplesse, agilité, endurance, équilibre et sens du rythme. C’est parti pour des explications « à la lettre »…

O comme… Origine
La Capoeira est née au Brésil il y a des centaines d’années, parmi la communauté des esclaves africains. C’est pour s’entraîner et se préparer à une éventuelle révolte qu’ils pratiquaient cette lutte. Mais pour rester discrets et ne pas éveiller les soupçons de ceux qui les exploitaient, ils faisaient passer ça pour une danse festive. Et si, à l’origine, les « capoeiristes » utilisaient principalement les pieds, c’est tout simplement parce que le plus souvent, les esclaves avaient les mains enchaînées. Longtemps interdite, la Capoeira a été autorisée par le gouvernement brésilien en 1937 seulement.

FOOT - COUPE DU MONDE - 2014 Feature, Capoeira im Stadtteil Pelourinho in Salvador Fussball, FIFA WM 2014 in Brasilien *** Local Caption ***
La Capoeira, un art spectaculaire…

M comme… Mouvements
Enchaîner et improviser des mouvements… C’est la caractéristique principale de la Capoeira. Au départ, les africains se sont inspirés de l’observation des déplacements et des postures des animaux (serpents, félins prêts à bondir, singes…) pour les reproduire. C’est pourquoi la plupart de ces mouvements étaient proches du sol. Puis, au fil des années, de nouveaux « gestes » sont apparus, influencés par les techniques des arts martiaux venus d’Orient. Et aujourd’hui, la Capoeira intègre différents types de mouvements :
– des mouvements d’animaux ;
– des déplacements au sol ;
– des mouvements à mi-hauteur ;
– des sauts, des coups de pieds et des acrobaties.

G comme… Ginga
Le « Ginga » permet de se déplacer en rythme et de façon permanente… Un peu comme les boxeurs lorsqu’ils évoluent sur un ring en sautillant d’un pied sur l’autre. C’est le mouvement de base de la Capoeira.

R comme… Roda
La « Roda » (ronde en Français) consiste à former un cercle autour des deux « capoeiristes » qui s’affrontent et à les encourager en chantant, dansant et en tapant dans les mains. Une fois le combat terminé, deux autres pratiquants les remplacent. Et ainsi de suite… Festive et chaleureuse, la « Roda » est également sensée donner de l’énergie aux combattants.

FOOT - COUPE DU MONDE - 2014 Feature, Capoeira im Stadtteil Pelourinho in Salvador Fussball, FIFA WM 2014 in Brasilien *** Local Caption ***
Souplesse, agilité et reflexes indispensables.

M comme… Mandiga
A la Capoeira, il faut improviser un mouvement en fonction de celui qui vient d’être réalisé par son adversaire… Il faut donc « avoir l’œil » et être rapide pour que les enchaînements soient très fluides. Mais attention… Il est également possible de tenter de déstabiliser son adversaire et de lui faire perdre le rythme avec « des feintes ». C’est ce qu’on appelle la « Mandiga »… Autrement dit, la « malice » en français.

A la Capoeira, personne ne gagne ou ne perd vraiment. Et on ne fait jamais mal à son adversaire puisqu’on ne le touche pas. A la fin, les deux combattants se serrent la main et se félicitent. Le respect mutuel est d’ailleurs l’une des valeurs fortes de la Capoeira.

Si tu veux t’essayer à cet art martial « pas comme les autres », sache qu’il existe de plus en plus d’écoles de Capoeira en France et que les cours sont délivrés en général à partir de 6 ans. Certaines de ces écoles utilisent des cordes de couleur pour identifier le « grade » et le niveau des élèves (un peu comme au judo et au karaté avec les ceintures). La première de ces cordes étant de couleur vert clair ou blanche !

Et hop, rien de mieux que de conclure sur une démonstration « en vrai »:

 

 

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