Jour de départ pour le Dakar ! ( + Vidéo )

C’est la rentrée des As du rallye-raid ! A l’issue des vérifications techniques et administratives, 541 concurrents ont été admis à prendre le départ de la 41e édition du Dakar, répartis dans 334 véhicules : 137 motos, 26 quads, 130 autos (dont 30 Side by Side) et 41 camions. Quelle armada ! Les premiers classements seront établis aujourd’hui au terme d’une première spéciale de 84 kilomètres tracée dans la région de Pisco sur un parcours majoritairement sableux. Le festival de dunes est en place !

Il est donc maintenant temps pour les cadors du rallye-raid de passer aux choses sérieuses. Précisément, le match des Mini et des Toyota peut-être arbitré par la Peugeot de Sébastien Loeb, nonuple champion du monde des rallyes et cela alimentait toutes les conversations sur la base aérienne de Las Palmas. Du côté des intéressés, tous rivalisent pour l’instant de finesse pour éviter d’endosser le lourd costume de favori. « En termes de fiabilité, il se peut que nous ayons manqué d’un peu de temps pour finaliser certaines petites pièces. C’est de l’ordre du détail, mais cela peut avoir son importance », explique par exemple l’éternel Stéphane Peterhansel à propos de son buggy, tandis que Nasser Al Attiyah, reconnu quasi-unanimement comme le plus agile dans les dunes, tempère l’appréciation en précisant « qu’il faut surtout rester très concentrés et ne pas perdre de temps en navigation ».

SAN MIGUEL DE TUCUMAN/SAN SALVADOR DE JUJUY

La prudence est également de mise du côté des acteurs attendus sur deux roues. Spécialement pour Toby Price, qui « ressent toujours une petite douleur » après sa blessure au scaphoïde droit, il y a quelques semaines à l’entraînement. Le vainqueur australien de 2016 ne constitue toutefois pas l’unique atout de KTM pour maintenir sa mainmise sur la course, puisque Sam Sunderland et Matthias Walkner ne s’estiment pas moins en rythme que lorsqu’ils ont gagné les deux dernières éditions. Ils ont en revanche parfaitement conscience que le danger peut venir des motos bleues de Yamaha, dont le leader Adrien van Beveren apparait aux yeux de nombreux observateurs comme le rival le plus dangereux pour KTM. « Je le prends positivement, assume le Nordiste. Je travaille pour ça, pour essayer de gagner. Ce qui signifie que si les gens croient en mes chances, c’est que je suis là où je veux être ». Le raisonnement est limpide, et donne espoir au clan Yamaha, notamment composé de Xavier de Soultrait et de Franco Caimi. Dès aujourd’hui, il y a match ! 

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