Haltérophilie : un sport qui fait le poids

Hello les kids. On espère que vous avez passé un bon week-end. Aujourd’hui, on poursuit notre découverte des sports olympiques avec une discipline dont on parle vraiment très peu (en dehors des J.O.) et que même nous, ici, nous avons rarement évoquée… Et pourtant, il s’agit de l’un des rares sports actuels à avoir figuré aux Jeux Olympiques de 1896, à Athènes. Un sport dont les « héros » se nomment Naim Suleymanoglu et Halil Mutlu, deux turcs ayant remporté chacun trois médailles d’or…  Pyrros Dimas et Kakhi Kakhiasvilis, eux aussi triples médaillés d’or mais de nationalité grecque… Ou encore Imre Földi (hongrois), Ronnie Weller (allemand), Ingo Steinhöfel (allemand), ces trois athlètes ayant la particularité d’avoir participé à cinq reprises aux Jeux Olympiques. Et si nous vous avions demandé quel sport pratiquaient ces « légendes » des J.O., nous sommes certains, à la rédac, que vous auriez été bien embêtés pour nous répondre. C’est dire si ce sport est méconnu… Heureusement, une nouvelle fois, grâce à votre site préféré, vous allez bientôt en savoir beaucoup plus sur… l’haltérophilie !

 

 

HALTEROPHILIE - CHPTS DU MONDE - 2011 ouyang (xiaofang) - (chn) -
Les chinoises et l’haltérophilie : une histoire de force et « de coeur ».

 

Les femmes aux J.O. depuis 2000
Épreuve de force et de puissance physique, l’haltérophilie est un sport à part entière qu’il ne faut pas confondre avec la musculation. Discipline particulièrement exigeante, elle nécessite force, souplesse mais aussi dynamisme. Pratiquée dès l’Antiquité, en Grèce comme en Égypte, elle devient un sport international au 19e siècle. Lors des premières années, trois nations vont dominer ce sport : l’Autriche, l’Allemagne et la France. Puis, à partir des années 50, les haltérophiles d’Union Soviétique  et des Pays de l’Est vont occuper le devant de « la scène » et des podiums. Avant que, dans les années 1990, la Chine, La Turquie, la Grèce ou encore l’Iran ne raflent l’essentiel des médailles.
C’est un peu différent, chez les femmes, où depuis « toujours », la Chine domine souvent les compétitions. Car, contrairement à ce que certains pourraient croire, ce sport n’est pas uniquement pratiqué par les hommes. Toutefois, si l’haltérophilie masculine a toujours été inscrite au programme des Jeux Olympiques (sauf en 1900, 1908 et 1912 ), les femmes, elles, n’ont été autorisées à y participer qu’en 2000, aux Jeux de Sydney.

 

 

L’arraché et l’épaulé-jeté
Les haltérophiles s’affrontent sur deux mouvements que sont l’arraché et à l’épaulé-jeté et sont classés selon leur résultat total combiné. Pour l’arraché, la barre est placée horizontalement devant les jambes de l’athlète. Celui-ci doit l’agripper et la tirer d’un seul mouvement, du plateau jusqu’au bout des bras tendus au-dessus de la tête. Le mouvement s’effectue, soit en fléchissant ou en fendant les jambes. La barre doit longer le corps d’un mouvement ininterrompu, sans qu’aucune autre partie que les pieds touche le plateau. Le poids soulevé doit être maintenu immobile, bras et jambes tendus, pieds alignés, jusqu’au signal de replacer la barre sur le plateau. Celui-ci est donné aussitôt que l’athlète est parfaitement immobile. Le retournement des poignets ne doit s’effectuer que lorsque la barre a dépassé la tête de l’athlète. L’athlète se redresse aussitôt qu’il le peut, en plaçant les pieds perpendiculairement au tronc et à l’haltère. Pour ce qu’on appelle l’épaule-jeté, c’est un peu différent… La barre est placée horizontalement devant les jambes de l’athlète. Celui-ci doit l’agripper et la tirer d’un seul mouvement du plateau jusqu’aux épaules. Ce mouvement s’effectue, soit en fléchissant ou en fendant les jambes. Durant ce mouvement ininterrompu, il est permis que la barre glisse le long des cuisses, cependant elle ne doit pas toucher la poitrine avant la position finale, alors qu’elle repose sur les clavicules ou sur la poitrine au-dessus ou sur les bras complètement repliés. L’athlète se redresse dès qu’il le peut en plaçant les pieds alignés et perpendiculairement au tronc et à l’haltère. Aujourd’hui, les hommes concourent dans huit catégories de poids, tandis que les femmes s’affrontent dans sept.

 

HALTEROPHILIE - JO RIO 2016 - 2016 Aug 16, 2016; Rio de Janeiro, Brazil;  Lasha Talakhadze (GEO) during the men's 105kg weightlifting competition in the Rio 2016 Summer Olympic Games at Rio Centro - Pavilion 2. Mandatory Credit: John David Mercer-USA TODAY Sports
Avec 215kg à l’arraché et 258 à l’épaulé-jeté (473 au total), le jeune Géorgien de vingt-deux ans, Lasha Talakhadze, est devenu Champion Olympique à Rio dans la catégorie des plus de 105 kg en battant le record du monde pour… cinq cents grammes ! Celui-ci était détenu depuis 2004 et les Jeux Olympiques d’Athènes par l’Iranien Hossein Rezazadeh (472,5kg).

 

 

Toi aussi viens « soulever le monde »
On finira ce papier, les kids, en vous disant que l’haltérophilie n’est pas réservée aux adultes ! La Fédération Française d’Haltérophilie-Musculation (FFHM) a, d’ailleurs, lancé un vaste programme pour promouvoir et développer ce sport auprès des enfants et aider les clubs à mettre en place des animations pour favoriser sa découverte. Des séances dédiées aux 10-13 ans peuvent ainsi être mises en place dans le cadre d’un programme baptisé « Halter’ et go ». Pour les primaires, un cycle de dix séances ludiques (« Soulève le monde« ) peut également être proposé,  à l’école, lors des Temps d’Activités Périscolaires (TAPS). Avec des exercices amusants spécialement adaptés qui évitent d’utiliser des barres et des charges. Enfin, sachez qu’il existe des animations pour les U11 et que les premières compétitions démarrent avec les U13. Donc si, toi aussi, tu veux découvrir « en vrai »ce qu’est l’haltérophilie, tu peux aller sur le site de la FFHM ici où tu trouveras l’adresse du club le plus proche de chez toi.

 

 

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