Giro : Le missile français a encore frappé (+ Vidéo)

Deux ans après sa performance magistrale sur le Giro, Arnaud Démare est sur le point de recommencer. 4 étapes remportées en 2020 et le maillot Cyclamen du classement du meilleur sprinteur sur les épaules à l’arrivée finale, voilà ce que le coureur de la Groupama FDJ va tenter de reproduire, voire d’améliorer. C’est tout ce qu’on lui souhaite !

 

Ça commence déjà très fort

Il n’aura pas fallu beaucoup de temps à Arnaud Démare pour remporter sa première victoire sur l’édition 2022 du Giro. À peine revenu sur les routes italiennes après le grand départ en Hongrie, le sprinteur français s’est mis en valeur très rapidement. 5ème étape, direction Messina, ville de Vincenzo Nibali, le profil était parfait pour un sprint massif à l’arrivée. Mais certains cadors de la discipline n’ont pas pu tenir le rythme du peloton dans la grosse ascension du jour qui prenait place à 100km de la ligne. C’est comme cela que Mark Cavendish ou encore Caleb Ewan n’ont pu jouer leur carte.

Pour l’arrivée, schéma classique, tous les trains des équipes se mettent en place. Celui de la FDJ a semblé ne pas être correctement formé, mais Arnaud Démare s’est parfaitement fait emmener par Ramon Sinkeldam. Il devance Fernando Gaviria pour s’offrir sa 6ème victoire sur le Tour d’Italie et prendre le maillot Cyclamen.

La 6ème étape aura été plus calme avec un parcours plat et donc une animation très peu présente. Un seul homme s’est porté à l’avant pour passer une journée de galère : Diego Rosa. Le pauvre gars s’est fait reprendre à 28km de l’arrivée, histoire que le peloton prépare au mieux le sprint annoncé, avec tout le gratin cette fois. Comme la veille, les trains se sont mis en marche et ont déposé parfaitement leurs sprinteurs à quelques hectomètres de la ligne. Ils ont fait un si bon travail que c’est la photo-finish qui a départagé Caleb Ewan et Arnaud Démare pour quelques millièmes de secondes ! Et cocorico, c’est Arnaud qui double la mise avec une nouvelle victoire et toujours le maillot Cyclamen sur le dos.

 

Une victoire, oui, mais en équipe ?

Il n’y a qu’un seul vainqueur d’une course cycliste, et ça Arnaud Démare le sait bien. Par contre, il peut remercier à chaque fois le travail fourni par son équipe pour le mettre dans les meilleures conditions pour passer la ligne d’arrivée en premier. Et oui, le « train » de la Groupama – FDJ est l’un des meilleurs du peloton. En termes de perf’, on peut le comparer à celui du « Wolfpack » (« meute de loups »), surnom de l’équipe Quick Step – Alpha Vinyl, dans laquelle se trouve Mark Cavendish depuis un an. 

Le train d’Arnaud Démare est composé, quand il est complet, de 5 coéquipiers. On va d’abord retrouver les gros rouleurs qui vont lancer le train à une vingtaine de kilomètres de l’arrivée. Cette distance varie selon le dénivelé de l’étape. Ils vont être 2 à être préposés à cette tâche. Ensuite, quand l’emballage final s’approche, ce sont les 3 autres qui vont se mettre au boulot. On ne va plus vraiment avoir un train, mais plutôt une fusée à plusieurs étages ! Chaque équipier va se sacrifier en roulant à bloc et en frottant pour garder la meilleure position à l’avant du peloton. Le premier va tout donner, puis « sauter » (il se laisse décrocher vers l’arrière du peloton), puis le deuxième.

Et quand il n’en reste plus qu’un, celui qu’on appelle le poisson-pilote, c’est que la ligne d’arrivée n’est plus très loin. Pour Arnaud Démare, c’est très souvent Jiacopo Guarnieri qui joue ce rôle de protecteur et de dernière rampe de lancement. Quand il s’écarte, Démare lâche les chevaux et fonce en direction de la victoire. 

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