Des courses au sommet pour le Marathon du Mont-Blanc ( + Vidéo )

Certains ont sauté de joie… D’autres ont affiché leur déception… Il y a quelques jours, avait lieu le tirage au sort désignant les coureurs qui auront la chance de participer à l’édition 2019 du « Marathon du Mont-Blanc« . Mais pourquoi un tirage au sort ? Tout simplement parce que le nombre de pré-inscrits dépasse maintenant le nombre de coureurs maximum possible. Un engouement qui démontre à quel point cette course est devenue une référence mondiale. On devrait d’ailleurs dire, ces courses, les kids. Car le « Marathon du Mont-Blanc » (qui a fêté l’année dernière son quarantième anniversaire), c’est en réalité 8 courses différentes : du mini cross pour les enfants à l’ultra-trail en semi autonomie de 90 km ! Voilà qui méritait bien que votre rédac’ vous présente cet événement hors du commun…

 

1979 : le Cross du Mont-Blanc voit le jour
Une fois n’est pas coutume, les kids, on ne va pas commencer avec un peu d’histoire mais en parlant… géographie ! En effet, « l’aire de jeu » sur laquelle on vous emmène aujourd’hui n’est autre que le point culminant de la chaîne des Alpes avec une altitude de 4 809 mètres. Soit le plus haut sommet d’Europe occidentale. Un sommet déjà conquis et escaladé par de nombreux aventuriers. Mais, ici, il n’est pas question d’alpinisme mais bel et bien de course à pied. Le Mont-Blanc est donc, depuis 1979,  le théâtre et le décor naturel de cet événement dédié au running. Son parcours de 23 km n’a d’ailleurs quasiment pas changé.  En revanche, au fil des années, d’autres « formats » de course sont venus s’ajouter, tous rassemblés maintenant sous l’appellation « Marathon du Mont-Blanc ».

8 courses et des épreuves adaptées au niveau de chacun
Ils sont désormais plus de 10 500 coureurs (venus d’environ 80 pays) à participer à cet évènement qui permet de conjuguer plaisir de la course et découverte de la nature. Avec des paysages à « couper le souffle » (bon, d’accord,… ce qu’il vaut mieux éviter quand on court !). Mais attention : les courses sont très techniques avec ce qu’on appelle un dénivelé (différence d’altitudes entre deux points) important. Sachant que l’on considère que 100 mètres de dénivelé positif correspond à 1 km de course en plus. Ainsi, le 42 km du Mont-Blanc avec un dénivelé positif de 2730 m, correspond en fait à une distance de 42 km + 27 km soit… 69 km ! On vous laisse faire le calcul pour le 90 km… ( et sans calculatrice hein, on vous a à l’oeil ! ) Quant au « Km vertical », c’est aussi une épreuve hyper spectaculaire puisqu’elle se déroule sous forme d’un contre-la-montre sur 3,8 km. Avec un dénivelé de 1 000 m ! 
Heureusement, d’autres épreuves sont plus accessibles comme le « Duo Etoilé » (une course nocturne par équipe de deux) ou encore le « 10 km du Mont-Blanc ». Sans oublier le « Mini cross » pour les plus jeunes dont la distance va de de 800 m à 3 km en fonction des catégories.

90 km : une course « ultra » difficile et technique
On termine ce petit panorama du « Marathon du Mont-Blanc » avec un focus sur la plus « renommée » et la plus difficile de ses courses…. Le 90 km est, en effet, l’un des ultra-trails les plus techniques et exigeants de sa catégorie. Avec des sentiers parfois étroits et aériens, une altitude moyenne qui dépasse les 2000 m, un dénivelé positif de 6220 m et quelques passages « mythiques » comme de longer la Mer de Glace ou de courir sous l’Aiguille du Midi ! Pour participer à cette course il est bien sûr indispensable d’avoir une excellente expérience de la course en montagne et d’être à l’aise sur tous les terrains. Mais cela ne suffit pas toujours,  60% des coureurs réussissant à franchir la ligne d’arrivée. Et oui, certaines portions du parcours se déroulent même exclusivement dans la neige, les coureurs évoluant très fréquemment entre 2000 m et 2500 m d’altitude… Bref, les paramètres à prendre en compte sont aussi élevés que le Mont-Blanc ! 

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