Cyclisme : il était une fois l’Enfer du Nord

Aujourd’hui, les kids, on avait envie de vous emmener « faire un tour » de vélo sur la route de l’une des courses cyclistes les plus emblématiques de la saison… Une course dont l’édition 2017 se déroulera dimanche prochain. On veut bien évidemment parler du mythique Paris-Roubaix, considéré par beaucoup, comme LA classique la plus prestigieuse. Une petite balade « à bicyclette » qui va vous permettre de tout savoir sur ce monument du sport cycliste. Vous êtes prêts ? Alors, tous en selle ! 

 

CYCLISME - 1929 ronsse (georges) deolet (aime) meunier (charles) a Wattignies fonds n/b Verifier l'ordre des coureurs. sport parution livre paris/roubaix p 162
Au fil des années, Paris-Roubaix a construit son histoire pour devenir, aujourd’hui, une course mythique.

 

Avril 1896, le premier départ
Tout commence dans les années 1890, lorsque deux industriels du textile, Maurice Pérez et Théodore Vienne, décident de mieux faire connaître leur ville de Roubaix. Dans un premier temps, les deux hommes – respectivement présidents du Sport Vélocipédique Roubaisien et du Cercle Vélocipédique Roubaisien – font construire un vélodrome afin d’y accueillir des courses de cyclisme sur piste. Puis, constatant qu’il n’existe alors qu’une seule compétition internationale sur route (Bordeaux Paris), ils ont l’idée d’organiser une autre compétition internationale, mais, plus courte et partant cette fois de la Capitale. Paris-Roubaix était née !  On est alors en avril 1896 et c’est un certain Joseph Fischer, un coureur allemand qui sera le premier à inscrire son nom au palmarès de la course.

 

Paris-Roubaix au départ de… Compiègne
Surnommée « l’Enfer du Nord », « La Reine des classiques » ou encore la « dure des dures » en raison de ses routes pavées glissantes qui provoquent de nombreuses chutes et crevaisons, Paris-Roubaix est aujourd’hui la dernière grande course à se terminer sur un vélodrome. Une compétition qui, si elle a gardé son nom, ne part d’ailleurs plus de Paris depuis 1968. C’est la ville de Chantilly qui a ensuite commencé à accueillir l’évènement avant que Compiègne ne prenne le relais en 1977.

 

CYCLISME - COUPE DU MONDE - 2003 hayles (robert) tranchee d'Arenberg
La tranchée d’Arenberg… Un passage redouté par les coureurs mais apprécié par tous les spectateurs.

 

Vert ou noir, à chaque secteur sa couleur
Bien entendu, ce qui fait la célébrité de Paris-Roubaix c’est avant tout… ses pavés ! Sur les quelques 250 kilomètres de la course, une cinquantaine sont constitués de secteurs pavés. 55 km pour être précis sur l’édition de dimanche, soit le parcours le plus pavé depuis 1994. Et, cette année, une nouvelle signalétique a été mise en place afin d’indiquer le degré de difficulté des différents secteurs. Avec un système de couleurs, comme pour les pistes de ski, allant du vert (pour le plus « facile » au noir pour les secteurs les plus durs). Trois portions de routes ont été classées « noires » dont l’un des passages les plus célèbres de Paris-Roubaix… celui de la trouée ou de la tranchée d’Arenberg, près de Valenciennes.  Ce long boyau rectiligne de 2 400 m traverse la forêt de Raismes et a été le théâtre de nombreux accidents. Véritable temps fort de la course, il est en général abordé à grande vitesse par les coureurs devant des milliers de spectateurs. Et nombreux sont ceux à avoir vu leurs espoirs de victoire s’évanouir lors de ce passage.

 

30 français au palmarès
Tenez, à propos de victoires, sachez que c’est le coureur Mathew Hayman qui a remporté l’édition 2016 mais que de nombreux belges figurent au palmarès de l’épreuve dont Eddy Merckx (en 1968, 1970 et 1973), Roger De Vlaeminck, le premier à avoir remporté quatre fois la course (en 1972, 1974, 1975 et 1977) ou encore Johann Museeuw (1996, 2000 et 2002). Côté français, ils sont 30 à s’être imposés dont Bernard Hinault en 1981, au sprint, et malgré une chute à 12 km de l’arrivée. Quant au dernier coureur tricolore, il s’agit de Frédéric Guesdon en 1997.

 

 

CYCLISME - 2016 boonen (tom) - (bel) - hayman (mathew) - (aus) - stannard (ian) - (gbr) - *** Local Caption ***
En 2016, Mathew Hayman s’impose au sprint sur le vélodrome de Roubaix.

Alors, qui franchira en vainqueur la ligne d’arrivée de la 115ème édition, dimanche prochain ? A vous de nous donner votre favoris les kids ! On vous livre juste un petit « indice ». Le vainqueur est souvent un coureur qui s’est distingué lors du Tour des Flandres organisé la semaine précédant Paris-Roubais. Et cette année, c’est le belge Philippe Gilbert qui s’est imposé dans ce tour. Mais attention : il ne sera pas présent sur la ligne de départ dimanche. Alors, peut être faut-il regarder du côté de ceux qui ont terminé aux places d’honneur…

Retrouve toutes les interviews ici