Ce qu’il faut savoir sur Paris – Roubaix 2022

C’est le Jour J pour « l’Enfer du Nord » ! La course d’un jour la plus difficile du calendrier professionnel a lieu ce Dimanche pascal. On vous fait une présentation du parcours, des favoris et de quelques stats’. 

 

Un parcours toujours aussi terrible

Que serait Paris – Roubaix sans tous ses secteurs pavés ? Pas une grande classique, ça c’est sûr. Ils sont encore nombreux cette année avec 30 secteurs de pierres carrées. Le secteur n° 30 arrivera après 93km de course, histoire de laisser aux coureurs le temps de se mettre en jambes. Les secteurs sont numérotés de 1 à 30, et les coureurs les aborderont en ordre décroissant. Il faudra en particulier faire attention à 3 passages pavés, notés 5 étoiles. La difficulté des secteurs est catégorisée par des étoiles, et plus il y en a, plus le secteur est exigeant.

Le premier passage 5 étoiles est le plus connu : la Trouée d’Arenberg. C’est le secteur phare de l’Enfer du Nord et les pros peuvent se vanter d’avoir affronté un passage aussi complexe. La Trouée arrivera après 160km de course. Les deux autres grosses difficultés de la course arriveront dans sa dernière partie, à 208km pour le secteur de Mons-en-Pévèle et à moins de 20km du vélodrome de Roubaix pour le secteur du Carrefour de l’Arbre. Au total, les cyclistes devront rouler sur 54.8km de pavés avant de pouvoir apercevoir la ligne d’arrivée…enfin,…s’ils ont encore une bonne visibilité, parce qu’avec la poussière et la boue, ouvrir les yeux n’est pas la chose la plus simple.

 

Des favoris de haute volée

Mathieu van der Poel est évidemment l’un des grands favoris de ce Paris – Roubaix avec ses récentes performances sur les classiques belges et flandriennes et en particulier ses victoires sur le Tour des Flandres et À travers la Flandre. Même s’il a été un peu moins en jambes sur sa dernière sortie sur l’Amstel Gold Race, on se doute qu’il avait déjà le regard tourné vers l’Enfer du Nord.

On ne change pas les meilleurs éléments du moment du peloton et on va aussi retrouver Wout Van Aert et Kasper Asgreen dans les petits papiers pour la victoire finale du jour. Van Aert est peut-être le moins en forme actuellement après avoir contracté le coronavirus et avoir été absent des routes pendant quelques jours. Le belge n’est quand même pas à reléguer au rôle de figurant. Il reste un grand coureur, très solide et très bien préparé avec sa saison de cyclo-cross. 

Kasper Asgreen, le rouleur danois de la Quick Step, doit se régaler d’un Paris – Roubaix annoncé sec qui le mettra sûrement en valeur. C’est le seul coureur à garder la tête de son équipe hors de l’eau, même s’il n’a pas encore réussi à conclure depuis le début de l’année. Il va tout faire pour remporter la course qui, quand il était jeune, l’a fait aimer le cyclisme et lui a donné l’envie de pratiquer ce sport.

De gauche à droite : Kasper Asgreen, Mathieu van der Poel, Wout Van Aert – TDF 2021

Quelques stats’

Cela fait maintenant 25 ans qu’un français n’a pas levé les bras sur Paris – Roubaix puisqu’il faut remonter à Frédéric Guesdon en 1997. Depuis, on a eu le droit qu’à un tout petit podium tricolore, en 2012, grâce à Sébastien Turgot qui a réglé au sprint le groupe de poursuivant pour la 2ème place, loin derrière le vainqueur du jour : Tom Boonen

Restons sur Tom Boonen et rajoutons Roger De Vlaeminck pour parler du record de nombre de victoires sur l’Enfer du Nord. Les deux hommes ont remporté 4 fois cette course. La Belgique est en force dans le nord de la France.

La Belgique est même dominatrice depuis l’apparition de Paris – Roubaix. 57 victoires belges depuis 1896, c’est la nation avec le meilleur total. Derrière, cocorico, on retrouve la France avec 28 victoires, donc 2 fois moins que nos voisins. Il va falloir remédier à ça très vite, ahah !

Victoire de Frédéric Guesdon en 1997

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