Retour sur le début des Mondiaux d’Athlétisme (+ Vidéos)

Les Championnats du Monde d’athlétisme sont déjà bien lancés à Eugene (USA) et quelques titres ont déjà été décernés : des attendus, des surprenants et d’autres accompagnés de belles histoires. On vous fait un récap’ sur ces premiers jours de compétition.

 

La première pour le Pérou

Il fallait être réveillé très tôt ou alors avoir veillé un peu tard vendredi 15 Juillet pour voir la première médaille d’or de ces Mondiaux. C’est la péruvienne Kimberly Garcia Leon qui la décroche sur le 20km marche. En plus d’être la première championne du Monde 2022, elle devient surtout la première athlète à ramener une breloque mondiale au Pérou. C’est historique ce qu’elle a réalisé. Et cerise sur le gâteau, elle prend possession du record national en 1h26m58s. Bravo Madame !

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Le poids à l’américaine

Que ce soit chez les hommes ou chez les femmes, le titre mondial du lancer du poids a été décroché par un local de la compétition. Et encore mieux chez les garçons où ce n’est pas un, ni deux, mais bien trois américains qui forment le podium final. Cela fait plaisir que les concours et les lancers en particulier aient eu le droit à plus de visibilité sur ces Mondiaux.

La championne Olympique et double championne du Monde en titre chinoise Gong Lijiao n’a pas réussi à conserver son titre face à Chase Ealey. C’était un duel attendu et qui a tenu toutes ses promesses tout au long du concours. Les deux femmes se sont tenues à quelques centimètres l’une de l’autre, mais à ce jeu, c’est Ealey qui a gagné. Elle s’impose avec un jet à 20m49 contre 20m39 pour Gong. Les autres concurrentes étaient à un niveau en dessous de ces deux-là. La troisième place est décrochée par la néerlandaise Jessica Schilder avec 19m77.

Ryan Crouser, Joe Covacs et Josh Awotunde ont montré qu’ils avaient de gros bras, et surtout qu’ils étaient meilleurs que les autres. Les trois américains s’emparent du podium. Awotunde termine 3ème avec un jet à 22m29, Covacs 2ème avec 22m89 et Ryan Crouser devient champion du Monde en lançant le poids à 22m94. Autant vous dire que le concours masculin a été aussi relevé que celui des femmes. 

Tentoglou coiffé au poteau

Le champion Olympique grec Miltiadis Tentoglou a mené le concours du saut en longueur dès son 2ème essai à 8m30. Il a amélioré sa marque de 2cm sur sa 5ème tentative. En grande forme depuis maintenant quelque temps, Tentoglou s’est fait surprendre lors du 6ème et ultime essai. C’est le chinois Jianan Wang qui lui est passé devant en retombant à 8m36 de la planche. Peu souvent sur le devant de la scène, mais pas inconnu non plus, le chinois est allé décrocher le titre mondial que peu de gens lui prédestinait en puisant dans ses dernières ressources. Le podium est complété par le suisse Simon Ehammer avec 8m16, un ton en dessous des deux autres. 

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La ligne droite est américano-jamaïcaine

Chez les hommes, on a eu le droit à un nouveau triplé américain : Fred Kerley – Marvin Bracy – Trayvon Bromell. Kerley était soutenu par tout le stade, surtout après la performance qu’il avait réalisé en série (9s79). Il n’a malheureusement pas su répondre aux attentes des supporters. Attention, il ne faut pas négliger la performance ! Le garçon est quand même devenu champion du Monde ! Mais son chrono de 9s86 en finale en a déçu certains. On se doute bien que Kerley ne doit pas prêter beaucoup d’attention à ces remarques et profite de son nouveau Graal.

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Et chez les femmes, c’est la Jamaïque qui dicte sa loi. C’est de nouveau Shelly-Ann Fraser-Pryce qui remporte le titre mondial en 10s67. C’est son 5ème sacre sur 100m, et elle est l’unique personne à avoir obtenu 5 titres mondiaux en sprint. Cette fille est certainement la meilleure sprinteuse de tout les temps, il lui manque juste le record du monde pour compléter sa panoplie. Le podium est complété par ses compatriotes Sherika Jackson (10s73) et Elaine Thompson-Herah (10s81). Cette dernière décroche enfin une médaille lors de championnats du Monde, alors qu’elle est double championne Olympique

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Une finale du 110m H improbable

On aura eu le droit à tout et son contraire sur cette course, et même avant. Le champion Olympique en titre jamaïcain Hansle Parchment s’est blessé lors du dernier échauffement avant la course et a déclaré forfait. Un soulagement pour les autres garçons de la course, mais une tristesse pour les aficionados de l’athlétisme. Mais ça ne s’arrête pas là, les kids ! Devon Allen, meilleur performeur de l’année, a fait un faux départ et s’est vu infliger un carton rouge, synonyme de disqualification… Tout ça s’est joué à 1 millième ! Ce n’est rien du tout ! Il a eu beau protester auprès des juges, il a finalement dû quitter la piste plein de regrets. Pour rappel, le temps de réaction au départ ne doit pas être inférieur à 1 centième, et Allen a giclé des blocks en 0.99 centièmes…

Le champion du Monde 2019, Grant Holloway, bien esseulé en milieu de piste, avait alors le champ libre pour conserver son titre, et c’est ce qu’il a fait. Il remporte la course en 13s03, tout juste suivi par Trey Cunningham en 13s08.

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La passe de 3 pour Barshim

Le co-champion Olympique de Tokyo, Mutaz Essa Barshim, s’est encore une fois élevé plus haut que tous ses adversaires. Il remporte le concours de saut en hauteur en passant seul une barre placée à 2m37. Il aura quand même été poussé dans ses retranchements par le sud-coréen Sang-Hyeok Woo, champion du Monde en salle en titre, qui a tenu son rang en franchissant 2m35. Le podium est complété par l’ukrainien Andriy Protsenko avec 2m33. L’acolyte de Barshim, Gianmarco Tamberi, termine au pied du podium et n’a pas pu reproduire l’exploit des Jeux. Le qatari est donc titré pour la troisième fois consécutive, rien que ça !

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